Non. Non, je ne sais pas. Parce que je ne sais jamais rien, et que je ne suis jamais sûre de rien.
Je crois que j'ai peur. Je ne sais pas de quoi.
Je lis de loin, je lis de près. Je pose ma peau sur ces mots, je réfléchis, je râle, je ris, je bougonne, je marmonne toute seule devant ces textes. J'attends. Je relis. Je retourne au début. Je lis ailleurs. Nos ailleurs.
Pesons nos mots, je pèse mes maux. Les évalue. Les trouve inintéressants et ne les écris pas. J'éteins les feux ou je ne les allume pas, je ne sais plus trop.
Je compte les failles, les fissures, les ridules et vergetures qui minent mon monde. J'y cherche le lissé et le polissé qui nous interrogent.
Je suis toujours la même. Monstre inhumain et si humain à la fois. Je m'interroge sur la bêtise humaine en générale et la mienne en particulier.
Et je lis.
Je nous lis.
Je lis les lecteurs.
Je suis nos chemins au travers de nous et d'eux.
Je lis, je lie.
Je mets en abîme. J'apprends. Je comprends. J'interroge. Je m'interroge.
Parce que ça marche, même comme ça. Parce que mon blog est moi, parce qu'il ne l'est pas. Parce que je suis mon blog, et que je ne le suis pas. Parce que la vie est un vieux cliché contradictoire.