Chaud.
Trop chaud.
Toute cette chair, cette graisse qui m'enveloppe. Cocon dégoutant. Chrysalide infernale. Enfermée, même à l'extérieur, je suis dégoulinante. Sueur qui colle. Poils naissants qui retiennent la transpiration. Tout ça est si... Si sale. Si sexuel. Si sordide. Si physique. Chaleur libidineuse. Horreur. Corps toujours trop présent, comme à son habitude. Je ne veux pas écouter ses messages. Je branche mon répondeur mental. "La raison de Mlle B. est abscente. Veuillez laissez un message après le bip sans aucune garantie qu'il soit écouté... Et surtout, surtout, ne laissez pas vos coordonées. Biiip !"
Substance gluante, essence d'un corps concupiscent détesté. Esprit mis en attente, échaudé. J'échaffaude des plans machiavéliques pour faire disparaitre cette anatomie encombrante. Apparence ingérable. Ingérence de ma folie dans ma raison à l'agonie. Difficile de résister. Résister comment d'ailleurs ? Et à quoi ? Me résister à moi-même?
Paradoxe absurde.
Et ça me ronge.
Incidieusement.