Le blog d'une anorexique-boulimique, angoissée, névrosée, scarifiée, dépressive de plus...
Je n'arrive pas à trouver les mots.
Les mots pour dire que je suis en train de pleurer devant mon écran. Que je sanglote comme une enfant. Que dire ces simples mots : "je t'aime" me fait comprendre à quel point ils sont vrais et justes. Même si je n'étais plus là. Même si je vivais ma vie. Même si tu vivais la tienne.
Ce n'est pas mièvre. C'est juste vrai.
Je savais que tu étais là, tapie dans un coin, que tu allais revenir hurler à la lune de temps en temps, que tu allais venir me mordre un peu le mollet, même si tu te faisais rare. Je le savais. Tu ne vas pas disparaître aujourd'hui pour autant... Mais me dire que je vais perdre ton contact me fait pleurer... Parce que je réalise quelle importance tu as pu avoir pour moi... Tu auras toujours une petite place dans mon coeur. Sous les monceaux des décombres fumantes de mes souvenirs et de mon passé... A l'abri. Je ne t'ai même pas connue. Pas entièrement du moins. Mais tu m'as touchée. Tu m'as aidée. Volontairement ou non. Tu fais partie pour moi de ces quelques rencontres magiques que l'on fait au détour d'un chemin. Je ne saurai jamais si une rencontre physique aurait changé tout ça ou l'aurait consolidé, mais en soi ça n'a pas vraiment d'importance.
Mes mots sont fuyants et mes idées confuses, j'ai du mal et je m'embrouille dans tout ce que j'aurais aimé te dire. Je ne sais si ce sont des adieux ou un au revoir.
Je pleure parce que je suis heureuse de t'avoir rencontrée. Je pleure parce que je suis triste à l'idée de te perdre même si tu ne m'as jamais appartenu. Et c'est confus. Et ça fait mal. Et c'est beau en même temps. Et je me sens niaise de ne pas savoir me contenter d'un simple : je t'aime, puisque c'est bien de ça qu'il s'agit. Je ne me suis jamais demandé comment tu me voyais. L'apparence n'avait pas d'importance pour une fois. Je ne me suis jamais demandé comment tu étais. Je t'ai toujours vue comme une sorte de Louve matinée de Dogue Allemand. Souvent quand je regarde La Toune qui vit chez moi, je pense à toi. J'aurais encore plein de choses à dire... Des choses futiles, des choses profondes, des choses sincères, des choses avec ou sans importance... Mais c'est trop embrouillé pour arriver jusqu'à mes doigts. Alors il faudra bien que je me contente de ce fameux :
Je t'aime.
Bonne route à toi Z.
"Ta Palpitante"