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Le blog d'une anorexique-boulimique, angoissée, névrosée, scarifiée, dépressive de plus...

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Vérité qui fait mal 2.

J'ai fini par m'en servir de ce corps encombrant, tout en ne sachant pas vraiment comment m'en servir. Je me suis un peu plus ouverte au monde. Je voulais tellement qu'on m'aime. Pour des mauvaises raisons, s'il le fallait. Je cherchais juste l'attention. La parole est arrivée... La parole, avec tout le monde et n'importe qui. Je suis devenue une "fille peu farouche"... J'ai rencontré des gens, des milliers de gens.
Et j'ai rencontré un homme. Discussions sans importance... L'important pour moi était juste de parler. Et je me suis laissé entraîner... Tirée par le poignet dans un local poubelle. Je ne voulais pas... Mais je me suis laissée faire, juste mis un peu de poids dans mon corps pour qu'il soit plus dur à attirer... J'avais peur, et en même temps, j'étais curieuse. Curieuse de quoi ? Je me le demande aujourd'hui... Il a continué à me parler. Je ne répondais quasiment plus... Je voyais que les choses ne tournaient pas comme je le souhaitais... Je "sentais" quelque chose arriver... Je me contentais de grogner ou de murmurer des réponses imprécises. Je me sentais gênée par cette sensation de l'inévitable.
Il m'a appuyée contre un des murs, et a enfoncé sa langue dans ma bouche... Moi, j'essayais désespérément de rentrer à l'intérieur du mur, jusqu'à y disparaître. J'étais paralysée. Mon seul "mouvement" consistait à tenter de m'encastrer dans ce foutu mur. Ses mains ont commencé à se balader partout sur mon corps. J'avais l'impression qu'il avait des milliers de tentacules qu'il collait à ma peau et mes vêtements... Je ne le voyais plus. Dans un sursaut, quand il a pressé sa main contre mon sexe, je l'ai repoussé violemment. Mes deux bras, qui étaient jusqu'alors collés à mon corps et au mur, se sont tendus en avant, comme dans un réflexe, pour le repousser. Repousser cette chose, cet animal, que je ne voyais plus comme un homme.
Il m'a regardé : " Quoi ? Tu ne veux plus ?" J'ai juste baissé la tête, en murmurant que je voulais sortir. Il s'est approché, a collé son corps sur moi, jusqu'à écraser son sexe sur ma cuisse, et il a dit : "Allez, tu ne vas pas me laisser comme ça quand même... C'est ta faute. C'est toi qui m'as mis dans cet état. " J'ai de nouveau murmuré : "Pas ici. Pas comme ça..." Il s'est à nouveau éloigné de moi, comme pour me regarder avec du recul. Et moi, petite fille, je suis restée collée à mon mur, la tête penchée, les cheveux cachant mon visage, ne sachant que dire, ni que faire.
Ensuite, je n'ai pas tout compris. Il m'a semblé qu'il sortait quelque chose d'une de ses poches de jean. J'ai vu quelque chose briller, et j'ai senti comme une menace, son corps tout entier avait pris une attitude, une posture menaçante, comme si son ombre s'était subitement agrandie pour envahir tout le local poubelle... Il s'est à nouveau approché de moi, et je l'ai vu. Le couteau. Pas un grand couteau. Pas un petit non plus. De ceux que l'on peut refermer, comme le Laguiole que mon papa emportait à chaque randonnée. Là, ma peur s'est agrandie. j'ai dû penser quelque chose comme "Ça y est. C'est ici que je vais finir. Dans ce local poubelle qui pue. Des faits divers comme ça, y'en a plein les journaux télévisés. C'est trop con. J'veux pas. Bordel j'veux pas, et j'ai peur."
Il a pressé le plat du couteau contre ma joue. C'était froid. Je n'ai pas réagi, j'étais juste comme surprise. Je ne sais pas expliquer. Il a dit quelque chose que mon cerveau n'a pas imprimé. Il a fait glisser le couteau contre ma joue, mon cou, mes seins, s'est arrêté au niveau de mes tétons durcis. J'avais l'impression d'être coincée dans un film. Il a dit : "Alors, ça t'excite, hein ?" Je ne rien répondu... Mais le pire, c'est que c'était vrai. Mon corps semblait excité par ce mélange de peur, de cette fascination de la lame qui courait sur mon corps, et de je ne sais quoi d'autre. J'avais juste l'impression que ce n'était pas moi. Que je n'étais pas là. Que la fille qui mouillait sa culotte dans son jean était quelqu'un d'autre. Je ne pleurais pas, mais j'étais au bord des larmes.

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C
coucou melle B ton récit prend les trippes!!!ton corps a été violé mais en rien tu en étais coupable, pendant des années tu as caché voilé ton âme par honte d'une agression dont tu étais la victilme.Aujourd'hui tu as trouvé une porte pour expulser ces souvenirs qui te taraudaient demain tu trouveras une poubelle pour les jetter loin loin de ton être meurtri...bonne journée j'aime ton style d'écrit!! bisous à+
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M
<br /> <br /> Merci à toi Celange. Je t'embrasse.<br /> <br /> <br /> <br />
M
Qui que tu sois, l'on t'aime pour toi.<br /> Bisous et bonne soirée.<br /> Marie
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P
ben voilà, je lis la partie 2 après la 3, tu étais habitée d'une grande peur, ce n'est pas étonnant que tu n'as pu rien faire, l'excitation est normale, le plaisir est souvent là même en cas de viol<br /> courage tu es sur la bonne voie<br /> bises
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C
Mais que te dire ? j'ai l'impression étrange et désagréable ... bravo pour tes mots, merci pour cet article ...
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M
<br /> <br /> Pas forcément dire quelque chose... Que tu sois là est bien suffisant. Et je ne voudrais pas non plus te "forcer" à lire mes mots...<br /> J'ai peut-être un peu peur que tu me prennes en "pitié" après... Et je préfère bien nos rapports actuels ! je t'aime ! je t'embrasse.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Il est touchant ton blog...bises
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