59kg. Je ne mange pas grand chose. Je me sens vide... Creuse et vide. Rien à dire...
Pourtant, il y aurait tant de choses à déballer ! Et ce n'est pas chez la psy que je jette tout ça... La nourriture ne l'intéresse pas, elle ne veut rien en savoir pour l'instant... Elle me fait parler de famille et de rivalité...
Pas con, cela dit. Je n'avais pas encore remarqué à quel point, du côté maternel de ma famille, il y avait cette notion de rivalité entre tous, ces histoires de "qui sera le meilleur", une sorte de compétition. Elle m'a fait remarquer à quel point je m'étais moi-même mise à l'écart de ces joutes. je refuse même un jeu de cartes avec ma famille... Je n'aime pas jouer contre eux... C'est assez intéressant et révélateur. Ça ne m'intéresse pas de jouer pour perdre, mais ça ne m'intéresse pas non plus de jouer pour gagner à n'importe quel prix.... Je n'aime pas m'immiscer dans ces jeux où l'on finit par crier et jeter les cartes sur la table en insultant les autres. Si je joue, j'aime essayer de gagner, mais ce n'est pas ce qui me parait important. J'aime tricher un peu, de temps en temps, mais c'est plus par amusement que dans le but ultime de gagner.
La psy commence enfin à comprendre que je me sens toujours comme le vilain petit canard dans ma famille... C'est assez étrange cette sensation. Je crois que parfois elle est justifiée, qu'on me fait bien remarquer mes différences, voire même qu'on les moque. Mais parfois c'est moi-même qui déclenche le conflit, comme si celui-ci me manquait... Finalement, c'est bien moi qui créé ces relations conflictuelles... Peut-être aussi parce que je crois n'avoir connu "que" ça ? Le conflit me sécurise peut-être... Parce qu'il me donne la sensation d'exister ? Cette place de "vilain petit canard'" me sécurise peut-être aussi... C'est une place. C'est un "rôle". J'existe. Je suis la vilaine fille, le mouton noir. On ne peut pas y être indifférent.
J'ai tellement peur de l'indifférence...
Ce blog en est la preuve même. Je suis en perpétuelle recherche d'amour... Mais je préfère encore qu'on me déteste plutôt que de laisser indifférent. Est-ce que ça vient d'un manque d'amour et de câlins dans mon enfance ? Tout est possible...
Je galère vraiment ce soir pour aligner les mots et mes idées sont loin d'être claires. Mais alors pourquoi je me sens si vide alors ?? Je suis remplie d'idées tourbillonnantes, mais m'y plonger m'épuise. Je suis fatiguée... Fatiguée de tout. Pourtant je vais. Ni bien, ni mal. Je vais. C'est tout. J'avance un peu, pas tout à fait de mon plein gré. J'avance en me laissant porter...