Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 07:07

Juste un petit article de passage pour dire que je ne suis plus trop sur mes blogs. Je ne dessine pas beaucoup en ce moment et n'arrive plus trop à écrire.

Mais je suis toujours vivante. Je vais. Ni bien, ni mal.

 

Je cherche du boulot, et je me prends des rateaux... C'est légèrement chaud... D'ailleurs si l'un d'entre vous a un taff pour moi dans ma région (la franche-comté encore et toujours ) ou par correspondance/internet, hein... Ne vous privez surtout pas !  Parce qu'avec mon super parcours à la mord-moi-le-noeud, je galère un max.

 

Mes journées sont partagées entre connexions, bugs, déconnexions "de sécurité", et autres réjouissances avec le site de Paul En Ploie, La Toune, un brin de ménage, et un brin de promenades pour m'aérer la tête. Je n'oublie pas pour autant mes blogs, et j'envisage d'y revenir plus régulièrement un jour, peut-être dans longtemps, je ne sais pas. Je ne vous oublie pas non plus, vous, mes lecteurs "habitués", qui avez suivi mon chemin depuis quelques mois ou années, ni vous lecteurs plus récents qui ont "pris en cours de route", ni vous les gens que je ne connais pas encore et qui passez ici juste par hasard.

 

Et comme dirait l'autre :

I'll BeeBee back...

Repost 0
Published by Mlle B. - dans éphémère
commenter cet article
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 14:14

Je n'arrive pas à trouver les mots.

Les mots pour dire que je suis en train de pleurer devant mon écran. Que je sanglote comme une enfant. Que dire ces simples mots : "je t'aime" me fait comprendre à quel point ils sont vrais et justes. Même si je n'étais plus là. Même si je vivais ma vie. Même si tu vivais la tienne. 

Ce n'est pas mièvre. C'est juste vrai.

 

Je savais que tu étais là, tapie dans un coin, que tu allais revenir hurler à la lune de temps en temps, que tu allais venir me mordre un peu le mollet, même si tu te faisais rare. Je le savais. Tu ne vas pas disparaître aujourd'hui pour autant... Mais me dire que je vais perdre ton contact me fait pleurer... Parce que je réalise quelle importance tu as pu avoir pour moi... Tu auras toujours une petite place dans mon coeur. Sous les monceaux des décombres fumantes de mes souvenirs et de mon passé... A l'abri. Je ne t'ai même pas connue. Pas entièrement du moins. Mais tu m'as touchée. Tu m'as aidée. Volontairement ou non. Tu fais partie pour moi de ces quelques rencontres magiques que l'on fait au détour d'un chemin. Je ne saurai jamais si une rencontre physique aurait changé tout ça ou l'aurait consolidé, mais en soi ça n'a pas vraiment d'importance.

 

Mes mots sont fuyants et mes idées confuses, j'ai du mal et je m'embrouille dans tout ce que j'aurais aimé te dire. Je ne sais si ce sont des adieux ou un au revoir.


Je pleure parce que je suis heureuse de t'avoir rencontrée. Je pleure parce que je suis triste à l'idée de te perdre même si tu ne m'as jamais appartenu. Et c'est confus. Et ça fait mal. Et c'est beau en même temps. Et je me sens niaise de ne pas savoir me contenter d'un simple : je t'aime, puisque c'est bien de ça qu'il s'agit. Je ne me suis jamais demandé comment tu me voyais. L'apparence n'avait pas d'importance pour une fois. Je ne me suis jamais demandé comment tu étais. Je t'ai toujours vue comme une sorte de Louve matinée de Dogue Allemand. Souvent quand je regarde La Toune qui vit chez moi, je pense à toi. J'aurais encore plein de choses à dire... Des choses futiles, des choses profondes, des choses sincères, des choses avec ou sans importance... Mais c'est trop embrouillé pour arriver jusqu'à mes doigts. Alors il faudra bien que je me contente de ce fameux :

 

Je t'aime.

 

Bonne route à toi Z.

 

"Ta Palpitante"

Repost 0
Published by Palpitante Mlle B. - dans éphémère
commenter cet article
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 07:26

Je pleure.

Je pleure toute les larmes de mon corps. Et je souris. Parce que ça fait du bien. Parce que ça fait un mal et un bien fou. Parce que j'avais besoin de vider tout ça. Il me manquait quelque chose, je ne pouvais pas. C'était bloqué. Emmuré depuis trop longtemps. Je n'avais pas les mots, je ne les ai toujours pas. Ça n'a pas d'importance.

Je suis vivante. Quelle ironie, il parait que c'est le sens de mon prénom que je déteste tant. On s'en fout. Je pleure. J'ai un dessin à terminer pour ce matin, et je pleure dans mes pots d'eau pour l'aquarelle. Je suis ici en train de taper cet article et je pleure sur mon clavier. La tension se relâche dans les épaules et le dos, j'ai moins mal.

Je pleure. Rien n'a plus d'importance. Cette journée sera belle. Cette journée sera pour moi.  Qu'il pleuve, qu'il vente ou que le soleil brille. Cette journée sera belle. Je suis vivante. Je suis là. Je passerai des couleurs d'enfants sur ma feuille. J'irai enfin me laver sans appréhension. J'essaierai de fermer la porte de la salle de bain. J'ôterai les serviettes qui cachent le miroir. Je me regarderai. Je me verrai. Moche ou Belle... Mais là. Vivante.

Et je pleure. La chienne dort. Tout est calme. Il est 7h30 du matin. Pas d'autre bruit que mes doigts sur le clavier et mes sanglots. Je pleure. Et je ris. On dirait une folle. Je me marre de plus belle en écrivant ce mot. Folle. Je m'en fous ! Je suis vivante. j'écris n'importe quoi n'importe comment comme ça me vient. Juste besoin de hurler que je suis vivante quelque part. Je l'avais oublié. a force de survie et d'oeillères, je l'avais complètement oublié. Je me croyais morte. Mais non.

Je suis vivante. Ma vie n'a rien d'un conte de fées. Rien ne sera mieux demain qu'hier. Je ne vais pas subitement résoudre tous mes problèmes. Mais je m'en fous. Je suis juste vivante. Mes sanglots et mes rires ont réveillé la chienne qui me regarde. Des yeux d'animal. Bordés de sommeil, d'attente et d'envie de câlins. je suis vivante. Même elle a l'air de s'en rendre compte.  Elle remue la queue et me regarde. C'est mièvre n'est-ce pas ? Je m'en contrefous. Je suis là...

Je vais finir cet article aussi répétitivement qu'il a commencé et aller finir ce dessin. Je suis vivante.
Merci à vous.
Merci à toi, toi qui te reconnaîtras peut-être.

Repost 0
Published by Bee - dans éphémère
commenter cet article
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 10:10
Héroïne.
Étrange mot dont elle m'a affublée hier. Affubler n'est pas le bon terme. Ça sonnait comme une promesse, comme un souvenir, comme un espoir, comme une lueur. C'est un beau mot. Je l'ai toujours aimé. C'est le mot de mes 16 ans. C'est le titre d'un film découvert sur le tard, plus ou moins navet, mais que j'avais aimé, que j'avais chanté. Héroïnes. C'était un beau titre. C'était nous. On était jeunes, belles, on le savait sans le savoir... On fumait, on buvait, on criait, on riait, on pleurait, on vivait. On avalait tout ! La vie, les mecs, les filles, l'alcool, la fumée, la mauvaise bouffe, les langues, les corps, la sueur, l'air... Le chocolat chaud du Buena Vista, les menthes à l'eau en terrasse, la bière à flots des Arcades, les burgers du calme la dalle, Jibé, Aurelien, Alioun, Pierrot, Anthony, Marlboro et Camel en poche. On aurait bouffé toutes crues les cruches reines du monde qui nous toisaient et ne savaient rien de nous. On découvrait le monde en ouvrant des grands yeux comme les deux gamines qu'on était. Je regardais ces "jolis punks" qui me fascinaient, accoudée au bar, le bock à la main comme si j'avais cent ans, je retombais à cinq dés que l'un deux me regardait dans les yeux. Tu te demandais s'il fallait rester une heure ou un jour de plus avec ton mec du moment, pour qu'il ne souffre pas trop. J'avais du noir sur les yeux, mes pics, et mes docs comme armure. Tu avais tes boucles blondes, et tes yeux couleur d'orage qui lançaient des éclairs. La terre et le feu. Le ciel et le feu. On brûlait tout. On rêvait. De Paris. On avait fait les plans de l'appart, on voulait des rodéos, de la vodka, du rock'n'roll, du sexe et de la liberté. Tu m'avais appris le langage des signes pour couler des bateaux. On fantasmait sur le prof d'éco. On allait boire dans l'herbe qui envahit les remparts, on racontait, on se racontait, et on finissait par s'étaler, la tête dans la rosée. On allait chanter et fumer assises sur les marches de la petite porte de derrière. Héroïne nous a bercées, en même temps que les Jolies Choses. Toi tu étais la fille de l'air, moi j'étais la fille de joie... Chacune de nous se reconnaissait dans la Conne. On chantait tour à tour. Dans nos Palais, nos Tombeaux, on accordait nos voix. Seules au milieu du bruit, de la foule, et du silence. On était deux. On était là.


"Les Jolies Choses c'était nous deux.
Tout ce qu'on a fait, c'était pour eux...
Alors les monstres, qu'on les crève !
Sous leur merde, y'avait nos rêves...
Je mettrais de l'or dans nos yeux,
Pour qu'on n'ait plus jamais peur d'eux...
Leur jolie chose, c'est la mort...
Nous on va rester en dehors..."


(Non, je ne m'excuserai pas des fausses notes et de ma voix pourrie. Cette fois-ci c'est comme ça. Et tant pis pour vos oreilles pour ceux qui auront cliqué.)


*Références :
Héroïne, film de Gérard Krawczyk,
chanson "L'héroïne" de Maïdi Roth.
Les jolies choses, film de Gilles Paquet-Brenner,
chansons "La conne" et "La fille de joie" d'Axelle Renoir.
Repost 0
Published by RuBee - dans éphémère
commenter cet article
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:21
Ne pas se sentir responsable...
Ne pas être responsable ! 
De rien. Ou si peu. Juste quelques non-dits. Etre humain en somme...
Ne pas chercher la source trop loin.. Elle est sous les volutes de cheveux blonds.
Ne pas être responsable, j'ai dit ! !
Belle, je ne le suis pas toujours. Désirable, je l'aimerais, le voudrais, mais ne veux pas le croire, et ne le suis probablement pas tant que ça.
Mes fêlures trop mal dissimiulée derrière la façade défaite, décoiffée, ou maquillée, pomponnée. Façade traumatisée par un simple accroc sur les bas, une petite gerçure, un oeil qui aperçoit le gras, un regard qui capte une balance dans son champs de vision, tente de l'ignorer, mais n'y arrive pas. Il en faut peu pour casser un masque fragile.

Je n'ai jamais été douée pour les mélange... Je ne sais que les boire jusqu'à la lie... Me saouler d'alcool, de mots, de contradictions, de sensations, d'euphorie, et malaise.
La perfection, je l'idéalise, mais ne la connais pas. elle se dérobe à chaque pas en avant, et s'efface à chaque pas en arrière... Ou sur le côté.
Me douter, me maudire, me vomir, parce que je suis moi. Parce que je ne sais jamais comment l'autre me perçoit, mais que je l'imagine, le fantasme, le paranoïse jusqu'au dégoût de moi.

Ne pas être désolé. Ne pas s'excuser. Il y aura d'autres moments, d'autres occasions de ne pas se tromper, de se bien dire, de se dire tout simplement, de ne pas se comprendre, mais de s'en foutre, et c'est ça qui sera bien.
Je l'espère...

PS : "Dis donc tu viens plus aux soirées, toi ! On a fait soirée rentrée des classes... j'peux te dire qu'ils m'ont rempli mon cartable... Oh... Laisse tomber..."
Repost 0
Published by Mlle B. - dans éphémère
commenter cet article
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 06:35
C'est dingue !
J'ai envie de Vivre ! Envie de chanter, de dessiner, de peindre, de danser, d'écrire, de coudre, de créer, de bouger, de construire... Tellement envie que ça en ferait presque mal...  Ça me prend aux tripes, et ça monte dans la tête et les yeux... J'en pleurerais... J'en crierais ! Envie de le hurler à la face du monde... Envie de sauter partout comme une folle, envie de rire, envie de marcher, de courir... :-D
Une En-Vie, une En-vies, des envies, et l'envie de vivre...
Je m'aperçois qu'il me reste milles choses à faire, j'essaie de faire petit à petit, même si ce petit-à-petit me ronge... Impatiente ! J'ai presque envie de dire morte d'impatience, mais il faudrait plutôt inventer un "vive d'impatience" !
Je bouffe comme 4, je me culpabilise, mais ça ne prend pas ! J'évite encore ma balance comme la peste, et je ne regarde que mon visage dans les miroirs... J'ai envie d'extérioriser... De tout extérioriser : ma joie, comme mes craintes, et ma culpabilité... Alors ces derniers jours, je dessine, je peins, je fais des bouquets, je lis, je réfléchis à des projets de dessins, j'arrache les mauvaises herbes et je plante des fleurs, le balcon et mon "jardin intérieur" en avaient bien besoin tous les deux...
Et, étonnant ! Je me lance... Comment expliquer ça ? Je veux dire, par exemple, qu'avant j'achetais une toile et que je la remisais dans un coin en attendant la bonne occasion, l'inspiration, l'idée qui me feraient l'utiliser... Et là, non... Marre d'attendre et de laisser pourrir les choses ! Je prends la toile je la macule, 'm'en fous ! Je dessine sans inspiration, elle viendra au fur et à mesure, et si elle ne vient pas, je m'énerve un coup, je fais autre chose et d'un bond je me relève pour rejoindre la toile lorsqu'une idée me vient...
Ça fait du bien...
Repost 0
Published by Mlle B. - dans éphémère
commenter cet article
3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 03:05
Week-end de premier mai... Soirée devant la télé... Comme souvent... Pour ne pas dire toujours... Plus rien à regarder à cette heure-ci, donc zapping sur les émissions de m****... Être une mère adolescente... Quelle sujet intéressant pour moi...  Masochiste que je suis... Moi et mon envie pathologique d'être mère... Heureusement que la raison l'emporte toujours dans mes débats intérieurs... Je me suis toujours dit que cette envie incessante, qui vient des tripes, du ventre, n'était pas "normale"... Qu'il ne fallait pas que "j'y donne suite"...  C'est parfois si difficile pour moi de m'occuper de moi-même, de mon appart, de mon homme... Comment pourrais-je donc être une bonne mère ? Sans parler de l'argent... L'argent qui domine ce monde... Et qui manquerait cruellement si j'élevais un petit d'homme et de femme... Je me demande d'où vient cette envie... Cette envie fulgurante qui est là depuis mes 13-14 ans je crois... Une envie de réparer ? De faire "mieux" que mes parents ? On m'a avancé plusieurs fois cette hypothèse... Je ne sais pas... C'est possible... Etrangement, au départ, je crois que c'était juste une envie d'être enceinte... Sans penser à la suite, l'accouchement, le bébé... Une envie pathologique de me sentir "mère"... Bizarre... Puis l'envie du bébé en lui-même est arrivée au fur et à mesure... Cette envie a été là quasi en permanence, que je sois en couple ou non... Parfois si intense qu'elle m'en faisait mal... Evidemment, en couple, j'ai aussi eu l'envie "d'un enfant de toi"... D'un petit être, "morceau" de "lui" et de moi... Mais, seule, j'ai eu des envies si "prenantes" que je me jettais sur le premier mec disponible pour lui jurer que je prenais la pilule et me faire baiser, juste baiser, de nimporte quelle manière que ce soit... Dans une sorte d'espoir désespéré de cet hypothétique enfant...
Pourtant... Oui pourtant... Quand j'aurais eu la possibilité d'avoir cet enfant, une sorte de peur s'est insinuée en moi... Pas la peur de l'enfant, ou la peur de ne plus avoir de temps libre, ou je ne sais quoi dans ce genre... Mais la peur de ne pas être une "mère"... Une peur-panique d'être une "mauvaise mère"... Qui m'a fait avorter... Plusieurs fois... Si l'on compte la pilule du lendemain comme un avortement hypothétique, je dois en être à 5 "avortements"...
L'équivalent de 5 hypothétiques enfants... Comment être une bonne mère après cela ? Comment être une bonne mère en "tuant des hypothétiques enfants", malgré toute ma foi dans les droits de la femme à disposer de son corps...? Comment être une bonne mère en ne sachant pas gérer son alimentation ? Il y a des risques pour l'enfant pendant la grossesse, et pendant l'allaitement... Comment être une bonne mère en sachant qu'on est sujette à des sautes d'humeurs plutôt virulentes ?
Comment être une bonne mère en étant persuadée d'être une mauvaise mère avant même d'avoir essayé ?
Repost 0
Published by Mlle B. - dans éphémère
commenter cet article
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 00:43
Psy demain...

Je ne sais pas ce que je vais lui raconter... J'aimerais qu'on parle un peu de nourriture et d'image, mais je pense qu'elle veut d'abord avoir un plus grand nombre d'éléments sur mon passé, sur mon ressenti général... Je stresse un peu... Bon d'accord, je stresse beaucoup... Deux semaines sans rendez-vous et je somatise à fond... Vomissures ce soir... Alors que ça faisait longtemps...
Pas envie de retomber dans la spirale...
Pas du tout envie...
Même si mon esprit tordu ferait n'importe quoi pour que je perde encore du poids... J'ai un peu repris... J'oscille entre 61 et 62 kg... Je trouve ça bien... Une sorte de poids idéal... Mais une part de moi trouve que c'est toujours trop... Ma raison tente de se battre contre cette part de moi...
Mais combien de temps va-t-elle tenir les positions ? C'est comme une guerre que se livre mon esprit... Et mon corps en est le champ de bataille. Chaque nouveau combat et ses tranchées y laisse ses cicatrices. Et ma raison se bat. Pour ne pas perdre. Ne pas céder un pas. Un seul pas et tout sera à refaire... Réunir les forces. Se repositionner. Et se battre. Et tout donner pour ne pas perdre.

Est-ce possible d'être tellement en guerre contre soi-même ?

Bien sûr, arrêter le combat serait reposant...
Mais arrêter le combat ce serait s'acheminer plus rapidement vers la mort... Je ne peux pas me résoudre comme certaines autres à "vivre avec"... On ne vit pas avec... On meurt avec... Que ce soit physiquement ou psychologiquement... Une part de raison et d'intelligence qui s'estomperait peu à peu...

Je crains de divaguer ce soir... Je suis même sûre d'être en pleine divagation... Mais la divagation a du bon... Les mots reviennent peu à peu... Déjà une bonne nouvelle pour la séance de demain ! Je ne passerai pas toute l'heure à regarder les coussins ou les tableaux dans le blanc des yeux... Il y a tellement de choses à dire, et tellement de mots pour les exprimer...

Espoir...
Repost 0
Published by Mlle B. - dans éphémère
commenter cet article
4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 17:25
60 kg. Ma mère m'a dit aujourd'hui qu'il fallait que je reprenne du poids... Extraordinaire... "T'as plus de fesses, on dirait"... Sympa. Tout est dans l'art et la manière de le dire. Pourtant quand je faisais 64kg, elle m'a dit "oh ! c'est bien ! encore 4 ou 5 petits kilos et ça sera parfait..." Allez chercher... Moi je ne cherche plus.
IMC de 20,2. Ça me parait relativement normal. C'est sûr, on voit que j'ai maigri... Mes tailles 44, 42 et 40 ne me vont plus. Les deux derniers pantalons achetés, un slim et un skinny (!) flottent autour de moi. J'ai repris mes mensurations, juste pour voir. 90-69-90. J'suis pas encore un squelette, ça va. Loin de là. Le problème, c'est pas que j'aie minci (ou maigri), le problème, c'est que la bouffe me donne la nausée. Dés que je mange, j'ai l'impression que je bois de l'alcool, ma tête tourne, mon estomac apprécie moyen.
Déjà, j'ai arrêté de vomir tout ce que j'avalais, eau comprise. Alors, on va dire que c'est mieux. C'est mieux ! La sécu va me renvoyer un dossier, je suis mon nouveau traitement anti-dépresseur qui me file la nausée tous les soirs, et j'ai rendez-vous avec la psy lundi matin. On avance, petit à petit.
Ma mère a pris conscience de ma "situation" je crois... Elle me propose des choses, vient m'aider pour promener le chien, m'emmène au cinéma... Incroyable mais vrai. On ne parle pas pour autant. Ça c'est pas pour tout de suite... Voilà. Je reviendrai peut-être vous parler de la séance psy. Je reste en contact avec internet finalement, mais ne vous attendez pas trop à des publications régulières.

Repost 0
Published by Emokitty - dans éphémère
commenter cet article
22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 20:02

Je suis arrivée à cette soirée, la peur au ventre. Je n'avais pas tort. Mise à l'écart dans les quelques minutes qui ont suivi, par les autres et par moi-même...
Angoisse qui prend forme entre les côtes et grimpe jusqu'à mon oesophage. Les gens s'activent ou discutent en groupes. Et moi je regarde...
Ils se mettent à manger : il faut prendre des forces pour la soirée qui s'annonce. Pas moi. Moi j'observe et j'ai la nausée. Les larmes aux yeux, je refuse la nourriture discrètement et sors pour fumer une clope. Le froid commence à me prendre. Il s'insinue doucement autant dans mon corps que dans mon esprit.
Mais qu'est-ce que je fous là ? Un vague reste de rage au milieu d'un gouffre d'incompréhension...

Deux-trois têtes connues... J'entame de courtes discussions, mais certains mots sortent trop vite. Je sens que j'en dis trop, ou pas assez... Un peu plus d'action par la suite, une "mission" de confiée, des sourires, des blagues, une bouteille de bière, 2 cafés froids et dégueu, des rires aussi, toujours du froid. Je suis transie et je ne me sens pas à ma place...

Mais qu'est-ce que je fous là ?

Humour graveleux, gros son, chevelus avinés, un cocktail que je connais bien, mais qui a quelque chose de changé. Une sorte de gout amer, une lourdeur, et ce froid... Pas un froid piquant, non. Du tout. Un froid pesant, envahissant...

Mais qu'est-ce que je fous là ?

Envie de mon douillet cocon.  Et au milieu de tout ça, mission terminée, mal dans les os de ce froid qui m'a violée, je me mets dans un coin pour écrire, griffoner... Un peu de calme... Et de distance... Sauf que...

Sauf qu'il y a quelqu'un...

Quelqu'un que je ne voulais pas voir. Quelqu'un qui me dégoute, m'insupporte. Vraiment pas ma soirée au final. Et Mon Tigre qui s'inquiète un peu. Doit être fatigué, le pauvre ! Cette journée et ses nombreux inattendus qui ont tout retardé, mélangé pour lui. Comme s'il était seul dans la tempête. C'est lui qui a tellement insisté pour que je vienne. Il court, s'arrête, me regarde :
"Ca va vraiment pas toi..."
Je n'ai ni le courage de lui mentir, ni la force de lui confirmer mon mal-être. je tente un pauvre sourire triste et forcé... Je ne crois pas qu'il soit dupe !

Un mélange cette soirée... De grands moments de vide, un froid permanent, quelques fou-rires, des courbatures, de la vodka, de la fatigue, des remerciements...

Repost 0
Published by éphémère - dans éphémère
commenter cet article

Présentation

  • : éphémère et délétère
  • éphémère et délétère
  • : Le blog d'une anorexique-boulimique, angoissée, névrosée, scarifiée, dépressive de plus...
  • Contact

Un jour. Ailleurs.

Pages