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Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 21:44

Des hauts et des bas.

Tout le monde sait que je ne reviens ici que quand il y a des bas ou presque.

J'ai beau tout donner à chaque fois, il y a toujours une étape de plus, cachée derrière celle que j'ai franchie. Je suis comme une matriochka. On me fait tourner dans tous les sens, on finit par m'ouvrir en deux, écorchée, mais il y en a une autre et encore une autre et encore une autre. Toujours plus de moi à torturer, à ouvrir, à découvrir.

 

Je m'en passerais bien.

Je suis toujours un peu plus épuisée à chaque nouvelle poupée.

 

A tel point que je ne me souviens plus de ce qui est résolu ou non. Qu'est-ce qu'il reste à élucider dans mon énigme personnelle ? Je suis paumée dans ce tourbillon, et à mon habitude je me laisse porter, parce qu'à trop lutter contre le courant, je me noie.

La seule chose qui reste de tous ces déballages, c'est ma haine. Ma détestation de moi.

J'ai l'impression de répéter la même chose à chaque fois.

 

Ma haine de ma fatigue, ma haine de mon corps, ma haine de mes échecs, ma haine de mon incapacité à faire les choses, ma haine de mon incapacité à avancer autrement qu'à pas de fourmis, ma haine de mon imperfection, ma haine de moi en tant que mère, ma haine de moi en tant que fille, ma haine de moi en tant que femme, ma haine de ma propre haine, ma haine de mes répétitions.

 

Et ma haine des autres.

 

A force.

 

A force de me voir incapable d'être comme eux, je finis par les haïr, oui. Je les hais d'être heureux, d'avoir des projets, de les réaliser, de travailler, d'enfanter, de n'avoir pas à se soucier de tomber à chaque pas. Je les hais quand ils se plaignent, pendant que je souffre en silence. Puis je me hais de m'être moi-même enfermée dans ce silence. Mme V. me dit que leur vie n'est pas plus facile. Et je n'arrive pas à le croire, je refuse de le croire. Le croire ce serait m'avouer que la vie est dure de toutes façons et je ne peux plus continuer à me battre si je commence à croire ça. Un pas dans cette direction et je tombe pour de bon.

Alors je me contente de les haïr en silence. Je me contente d'avoir peur d'eux. Peur de ce qu'ils pourraient m'apprendre de moi.

 

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 19:07

J'en ai marre. Over-marre. Marre d'être malade, marre du monde qui tourne alors que je suis toujours avachie à la même place, marre des médecins, marre de ce traitement qui ne fait que me rendre encore plus malade, marre des gens heureux qui passent en souriant, marre de mon mec qui ne comprend rien à rien et débarque à longueur de journée, marre de mon fils qui n'a pas l'âge suffisant pour comprendre que Maman ne peut pas le gérer, marre des vacances, marre du soleil, marre de la chaleur, marre des gens qui vannent les autres, marre des soldes qui sont nulles, marre de ne plus rentrer dans mes fringues, marre de ne pas pouvoir m'arrêter de manger, marre d'avoir l'impression de pisser dans un violon chaque fois que je parle, marre de la famille, marre des amis, marre des pleurs, marre des cris, marre des silences, marre de ma tête qui ne veut pas s'arrêter, marre de fumer, marre d'avoir le tournis et la nausée, marre des pièces sales, marre de ne pas y arriver, marre d'être en colère, marre d'être triste, marre du chien, marre de l'absence des chats, marre du nouveau canapé, marre du vieux canapé, marre des journées, marre des nuits, marre des cauchemars, marre de ne pas avoir d'avenir, marre du manque d'argent, marre de ceux qui en ont et en font n'importe quoi, marre de mes manies, marre de mes mensonges, marre de mes vérités, marre de mes cheveux, marre de la façon dont je me vois, marre de me voir, marre de la pile de boîtes de médocs, marre des trucs à jeter, marre de ne rien faire de mes mains, marre des mouches, marre du café, marre du bordel, marre des disputes, marre des non-dits, marre des repas, marre des absences, marre du stress, marre des petits bruits, marre de la pièce qui tangue, marre du psychiatre, marre des bus, marre de la voix des autres, marre de ma propre voix, marre de jouer, marre de la béthadine qui colle, marre de transpirer, marre d'être assise, marre de ne pas savoir comment on fait, marre de ne pas savoir comment font les Autres, marre de mes plantes qui crèvent, marre de mon mec qui a mangé ma tomate, marre de questions stupides, marre de mon dos qui me fait mal, marre de mon pas qui vacille, marre du bureau pas rangé, marre de la pile de linge, marre des lessives, marre de vomir, marre de vivre, marre de moi.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 16:09

C'était trop beau pour continuer.

Je ne sais pas quand, comment, ni pourquoi mais j'ai recommencé tout doucement à aller mal, à m'enfoncer de nouveau lentement dans cette spirale infernale qui finira bien par me bouffer en entier un jour.

Je ne sais même pas quoi dire, je ne peux pas parler, je suis bloquée.

Je suis fatiguée, tellement fatiguée de ces montagnes russes.

Je suis infoutue de m'occuper de quoi que ce soit, ni de moi ni de mon fils, ni de rien du tout.

Je ne fais que pleurer et penser à comment je pourrais arrêter tout ça, la réponse la plus fréquente étant : mourir.

Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas comment me sortir de là, je ne sais pas qui appeler à l'aide, je ne sais même pas comment appeler à l'aide. Alors je pose ça ici sans espoir de réponse comme une pauvre andouille que je suis.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 15:06

Sur Twitter j'ai fréquemment évoqué que lorsqu'on souffre de TCA et qu'on a un IMC ou une silhouette "dans la norme" ou en léger surpoids, on est fréquemment invisibilisé. Voire même lorsqu'on est obèse ou en surpoids/sous-poids, si ce TCA nous fait perdre du poids, on est encouragé, félicité (et toujours invisibilisé) grâce à la fameuse glorification de la minceur et de la perte de poids prétendue saine. Les médecins ne remarquent rien, ne nous croient pas dans certains cas où l'on arrive à en parler et l'entourage encore moins. Mais il y a quelque chose dont j'avais moins parlé sur Twitter mais qu'on retrouvera souvent dans mes écrits de blogs plus personnels sur mes sentiments, mes sensations : l'illégitimité qu'on ressent en tant que malade.

J'y ai pensé justement hier soir suite à une discussion avec une amie qui m'écrivait à quel point elle ne s'était pas sentie à sa place dans un groupe de parole sur les TCA où elle était la seule à ne pas être une anorexique avec une silhouette très maigre. Ca l'avait mise très mal à l'aise et elle s'était justement sentie illégitime dans ce groupe parce que "trop grosse" par rapport aux autres. Alors évidemment, l'inévitable comparaison entre malade et la dismorphophobie jouent un rôle dans cette anecdote, mais il n'empêche que le malaise est bien là.


Le discours dominant en la matière c'est que si tu es obèse ou maigre -et encore pour le sous-poids, ça dépend beaucoup des milieux-, tu as forcément un problème avec l'alimentation et avec ta santé. Mais si tu as une silhouette ou un IMC dans la norme, ou légèrement à côté de la norme, c'est que tu es forcément en bonne santé et que tu n'as aucun problème. Sauf que NON. De même, si tu maigris -dans une certaine mesure-, c'est forcément bien. La perte de poids est perpétuellement glorifiée, comme si c'était forcément le choix et le but de la personne concernée de maigrir. Personne ne se demande si en réalité, tu n'as pas choisi/tu es malade/tu préférais ton corps avant/autre. 


Or tous les propos fréquemment entendus qui banalisent les TCA participent aussi à ça. Lorsque j'entends un proche me dire "Ohlala regarde cette fille toute maigre sur le trottoir d'en face ! Pfft encore une anorexique ! " cinq minutes après m'avoir félicitée parce que j'ai "fondu", ça me donne envie de hurler. De hurler "TA GUEULE, FOUS LA PAIX A CETTE MEUF ! " en premier lieu, mais aussi "PAUVRE CRETIN-E TU NE VOIS PAS QUE JE SUIS JUSTEMENT MALADE ET QUE TU VIENS DE ME FELICITER POUR MA MALADIE ?!" (ce que je ne fais pas parce que ce n'est pas dans ma nature surtout en ce moment, je me contente généralement de dire quelque chose comme "les troubles alimentaires ça ne se voit pas forcément sur ton corps, tu ne sais juste rien de cette fille." ce qui me vaut déjà des roulements d'yeux exaspérés et des soupirs dubitatifs parce que les gens préfèrent souvent simplement qu'on aille dans leur sens sans réfléchir. )

Alors, pour être parfaitement claire, la personne en face de moi NE PEUT PAS SAVOIR que je suis malade si je ne le lui dis pas. (Et encore, ça se discute, l'entourage proche s'il est un minimum informé peut remarquer des comportements qui posent problème.) Mais bon sang, si les gens pouvaient, si VOUS pouviez vous abstenir de ce genre de réflexions stupides, tant les mélioratives que les péjoratives, sur le poids ou la silhouette des personnes que vous les connaissiez ou non, on avancerait déjà peut-être un peu tous : les personnes malades et invisibles se sentiraient moins mal et illégitimes et les personnes qui vivent bien leur corps ou leur alimentation n'auraient pas à batailler pour prouver qu'elles n'ont pas de problème d'alimentation. Gardez vos "tu as maigri, c'est super !" et compagnie. Taisez-vous si vous ne savez pas.


Tout ceci m'amène à penser à ma situation personnelle et à mes rendez-vous au CMP que je n'avais pas trop regardés sous cet angle, malgré le malaise diffus que je ressentais. La conclusion, c'est que là-bas je me suis encore confrontée à l'invisibilisation et à ce fichu sentiment d'illégitimité. Le premier truc dont j'ai parlé à mon premier rendez-vous, ça a été mon comportement alimentaire. Et ça a été une torture pour moi, tellement c'était difficile d'en parler. L'infirmière n'a pas relevé et m'a laissée continuer à parler. C'est lorsque j'ai abordé ce qui a plutôt trait à la dépression qu'elle s'est "intéressée". C'est là qu'elle a vraiment posé des questions, demandé des détails, compati ; c'est aussi ce dont elle m'a reparlé aux rendez-vous suivants. De l'alimentation il n'a plus été question. Et comme la bonne petite fille bien dressée que je suis, je n'ai pas réabordé le sujet. 


Le problème c'est que pendant ce temps-là, entre les rendez-vous, je vis mes TCA au quotidien, je perds du poids, de l'énergie, des morceaux de dents, j'ai mal à la gorge, au ventre, j'ai probablement de belles carences qui s'installent tranquillement dont on ne saura jamais rien, puisqu'on ne les cherchera pas s'il m'est impossible de parler ou s'il m'est impossible d'être entendue lorsque j'en parle. Tout ceci n'a probablement pas d'importance, n'est-ce pas, puisqu'on me prend par contre au sérieux pour la dépression et qu'on m'envoie voir une psychiatre pour ça. Mais si elle aussi balaie à son tour d'un revers de main mon comportement alimentaire ? Comment fera-t-elle ensuite pour comprendre pourquoi le traitement ne marche pas alors que je n'arriverai pas à lui dire que les cachets je les vomis probablement avec le reste ? Comment comprendra-t-elle qu'avec tout ce qu'elle me donne, je n'ai toujours pas d'énergie alors que je serai incapable de lui parler de mes journées à 300 calories ?

Alors oui, ce sont ici des peurs et non des faits que j'exprime. Mais si j'ai si peur, c'est justement parce que j'ai DEJA vécu ça. Je sais que c'est une forte possibilité. Je sais qu'un soignant peut tout à fait me dire "vous n'avez qu'à faire un régime plus raisonnable", comme si c'était de ça qu'il s'agissait, parce que c'est DEJA arrivé. Parce que combien de soignants ne se sont intéressés à mon alimentation que lorsque j'étais en surpoids ou obèse uniquement dans le but de me dire que je devrais suivre un régime ?

 

Le pire dans tout ça au final ? Mon esprit malade en vient à se dire que je ne suis pas assez malade et que je devrais l'être plus d'ici mon rendez-vous avec la psychiatre. Pour avoir de meilleures "chances" d'être prise en charge.

 

Mon esprit est très malade, oui. Et la société avec.


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Published by Ursidéa B. - dans délétère
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 12:37

On en est là.

Je suis assise en train de tourner et de retourner les mots en boucle dans ma tête. Mais vas-y, bordel, parle-lui. Parle-lui des 4 kg que tu as perdu cette semaine, parle-lui de ton alimentation constituée de café, parle-lui de ta dent qui est tombée, parle-lui de tes nuits à 2 ou 3h de sommeil, des journées qui te sont insupportables, des tics incessants dont tu ne peux pas te défaire, des repas qui te sont odieux, de la fatigue, de ces moments où tu ne peux même pas te lever, de ce malaise que tu as fait ce matin en venant, dis-lui à quel point c'est insupportable de voir ton enfant manger, à quel point c'est insupportable de le voir ne pas manger. Dis-lui la honte d'avoir vomi devant lui, dis-lui le sentiment de vide qui t'habite la majeure partie du temps, dis-lui que tu as failli ne pas venir ce matin, dis-lui que tu as envie au fond de dynamiter cet espace où tu devrais pouvoir parler, dis-lui les journées où tout n'est qu'abandon, dis-lui que tu ne peux juste plus.

Mais non.

Je me suis juste contentée d'un petit "je ne peux plus" et d'un minuscule "je ne vois pas comment je vais tenir encore une semaine." puis de mes habituels "je ne sais pas" "comme vous voulez". Et la seule réponse que j'ai entendue, la seule réponse que je ne voulais pas entendre. "L'urgence, c'est de vous donner quelque chose pour aller vite mieux. D'ici là, il va bien falloir faire sans. Ménagez-vous du temps pour vous. " Alors que justement je ne peux pas ménager du temps pour moi. Pas plus que ce que j'ai déjà. Les activités pédagogiques et ludiques sont déjà devenues du "temps [plus ou moins] pour moi" en se réduisant comme peau de chagrin au profit d'un mollasson "Joue un peu seul, mon coeur, Maman n'est pas bien du tout là, elle a besoin de se reposer." Mais évidemment qu'il ne veut pas jouer seul. Evidemment. Il a deux ans. Alors je m'endors à moitié en lui lisant le livre ou en l'aidant à faire son puzzle. Alors je me réveille en sursaut quand il me saute sur le dos pour attirer mon attention, j'ai mal, je suis énervée et encore plus épuisée que 10 minutes avant.

 

"Un truc pour aller mieux". Les médicaments. Ce qui m'est proposé comme ultime solution parce qu'on a décidé pour moi que je n'avais pas envie de voir un psy, que je n'avais pas envie de parler réellement, faute de budget, faute de disponibilité. Les médicaments. Quelle ironie. Je sais déjà comment ça va se passer. Je les prendrai, je ne verrai aucun changement à part les effets secondaires horribles qui me descendront encore plus. Migraines, nausées, pertes de mémoire, défaut de concentration, vertiges. Comme si je ne subissais pas déjà suffisamment tout ça. Je tiendrai un peu, je les prendrai comme il faut, au moins jusqu'à ce que les maux liés disparaissent ou s'atténuent. Un mois. Deux. Peut-être trois, qui sait ? Puis j'arrêterai brutalement. Ca ne changera rien à mon état. Juste à nouveau les effets secondaires affreux. Je les planquerai. Je les stockerai. Je n'irai plus aux rendez-vous, j'éviterai consciencieusement les appels inquiets des soignants, s'il y en a. Et le jour, l'heure, l'instant T où ça sera trop dur, où j'en aurai trop marre, je prendrai tout d'un coup noyé dans la vodka. Parce que c'est la seule chose que je sais faire. Parce que c'est ce que j'ai déjà fait. Parce que c'est ce que je fais. Et si j'en réchappe, ça me sera un électro-choc parce que je ne veux pas mourir, au fond. Alors je me forcerai, j'irai un peu mieux. Mais pas vraiment bien. Comme d'habitude. Et ce jusqu'à la prochaine descente aux enfers, parce que c'est comme ça que je fonctionne.

 

Je voudrais juste apprendre à vivre normalement. Je voudrais juste apprendre à vivre avec moi. Parce que je suis fatiguée de moi.

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Published by Ursidéa B. - dans délétère
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 22:01

Ca ne va pas. Je déteste commencer comme ça mais je ne vois pas comment le dire autrement.

Je me sens complètement "en dehors de moi" les trois quarts du temps. Je n'arrive plus à écrire, en tous cas plus de façon à peu près régulière. Je ne peux donc même plus "exorciser".

C'est épuisant de tout garder en dedans.

 

Même les réseaux sociaux qui m'ont longtemps supportée -dans tous les sens du terme- ne me sont plus d'un grand secours. Je m'y sens de moins en moins à l'aise au fil des jours. Ma paranoïa* m'y poursuit. Je passe de longues heures à m'inquiéter de ce que l'on y a dit ou pensé de moi. Je suis obsédée par l'idée que des gens que j'apprécie me détestent... Et j'en ai honte, tellement honte. Je me sens complètement minable de ne pas pouvoir me détacher de cette idée que je me fais du regard des autres.

 

J'ai l'impression d'être complètement stupide. Autant à cause de cette pression maladive que je me créé qu'à cause de ma peine à trouver mes mots, de ma maladresse souvent consternante quand je tente de m'exprimer, de cette difficulté que j'ai à aligner un discours de façon cohérente. Je me sens complètement diminuée, amoindrie, appauvrie... J'ai de plus en plus de mal à lire, à comprendre ce que je lis. Ma mémoire déjà bordélique me parait encore plus fuyante. Et j'ai honte pour ça aussi. Honte d'être idiote et amnésique la plupart du temps.

 

Je ne sais pas à quoi c'est dû. Je ne sais pas si je suis malade physiquement, je ne sais pas si je suis malade mentalement, je ne sais pas si c'est juste un effet de la fatigue, je ne sais juste pas... J'aimerais avoir un nom, quelque chose, un diagnostic à poser sur cette impression que ma raison et mon esprit s'effilochent de plus en plus.

C'est ausi pour cette raison que je n'écris presque plus d'ailleurs, parce que je n'arrive plus à terminer ce que j'écris, je n'arrive plus à suivre un fil conducteur, je me sens vide avant d'avoir fini alors j'arrête et laisse tout en plan. Mon blog regorge de brouillons laissés à l'abandon, tant sur ordi que sur papier. Et ça me frustre incroyablement. Alors pour échapper à la frustration, j'essaie de ne plus essayer. Parce que chaque arrêt au milieu d'une phrase sonne comme un échec dans mon ventre. Ca me rend complètement malade.

J'ai déjà passé de nombreuses heures réparties sur 3 jours à tenter d'aligner tout ça sur un cahier et je ne sais même pas si c'est cohérent, je suis trop effrayée pour relire.**

 

Bref. Cet article se voulait à la base une sorte d'état des lieux. A ce que j'ai déjà listé s'ajoute une alternance de journées à moins de 500 calories et de journées gouvernées par les hyperphagies prandiales. Du moins je crois. J'avoue avoir l'impression que c'est à nouveau de plus en plus difficile pour moi de me rendre réellement compte de ce qui est "trop" ou "pas assez". J'en viens à nommer et à penser "hyperphagie" chaque écart à mes journées restrictives qui me file mal au ventre. Autrement dit chaque repas constitué d'au moins un vrai plat. Et c'est en l'écrivant que je m'en rends enfin compte, en fait : je ne sais même plus. Mes notions des mesures sont complètement distordues.

 

Je crois que j'ai maigri, mais je ne sais pas trop non plus. Je me sens encore si énorme, j'ai plutôt l'impression d'avoir repris. Même si mes mensurations disent que non. A tel point qu'après une résistance d'un an et demi j'ai cédé, j'ai ressorti la balance. Sauf que même ça, ça ne m'aide pas. Ce nombre bien évidemment trop élevé à mon goût est sorti de tout contexte. Oui c'est moins qu'il y a 1 an et demi, mais est-ce que la balance est juste ? Je n'arrive pas à savoir si elle est calibrée correctement ni à savoir comment je pourrais la calibrer et ça tourne en rond dans ma tête depuis que je me suis pesée.  Et est-ce que j'étais plus bas que ça ou plus haut que ça il y a un mois, une semaine, deux jours, deux heures ? Ce nombre me perturbe encore plus que les 18 mois passés à résister à la tentation de la pesée. Ce nombre ne trouve même pas de sens, de cohérence dans la folie de mon crâne. De toutes façons c'est toujours trop.

 

Qu'ajouter à ça à part que j'ai un mal fou à me lever le matin, que je m'endors parfois à moitié en faisant autre chose, que la moindre petite action quotidienne me demande une énergie furieuse que j'ai de plus en plus de mal à puiser je ne sais où, et que je me sens apathique et sans émotion la plupart du temps, jusqu'à ce que l'angoisse vienne me rappeler que j'éprouve toujours bien quelque chose...

 

Je crois qu'on a fait le tour pour un bilan. Je pose juste ici avant de partir que j'ai rendez-vous avec un psychiatre mercredi de la semaine prochaine et que ça m'angoisse énormément. Et que dans une semaine et demi je serai seule avec mon enfant pendant un mois et que ça m'angoisse encore plus. Je ne me sens juste pas la force et je suis complètement désemparée. Je suis paralysée de peur. Je crois que c'est tout pour le moment, j'ai finalement réussi à l'écrire au moins.

 

*Je ne vois pas comment appeler ça autrement même si je ne suis très probablement pas atteinte de cette psychose au sens propre et clinique du terme.

** J'ai finalement relu. Plusieurs fois. Pour réussir à obtenir une cohérence et un truc digeste.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 23:39

L'enfer du repas.

Ce moment stressant qui rythme mes journées.

Je ne supporte pas quand il s'étire en longueur.

Avaler, gloups, gloups, miam, goinfr.

Attendre, attendre, attendre, le stress qui monte.

Les mains qui se triturent sous la table. Regarder les autres manger.

Stress à son comble.

Pourquoi ?

Parce qu'il me faut manger vite. Et qu'une fois mon repas avalé, je ne veux plus manger.

Or, ce moment d'attente insoutenable je ne sais toujours pas le gérer, alors soit je mange contre mon envie avant d'être malade et de culpabiliser, soit je stresse, soit je trouve une parade : m'occuper les mains, m'occuper l'esprit, fumer, sortir de table. 

Mais ces parades sont difficiles à gérer, elles sont surtout difficiles à appliquer.

Les longs repas de famille me sont insupportables pour cette raison.

Les repas avec un enfant qui mange à la vitesse d'un escargot en papillonnant gaiement dans tous les sens m'oppressent.

Le restaurant et ses attentes entre les plats m'angoissent.

Alors je refuse les occasions de sortie, par facilité. Pourquoi aller manger au restaurant ? C'est stressant et de toutes façons manger fait grossir. Tout le monde sait que quand je sors, je ne mange pas. C'est ainsi.

Alors j'accepte tout de même les invitations en famille. Pour voir les gens. Et je somatise comme une folle à l'avance. Et je suis sur les nerfs, au bord des larmes pour un oui, pour un non. Et je bous intérieurement, jusqu'au moment où je m'autorise à sortir fumer. Ou jusqu'au moment où j'explose à la face des convives.

Alors comme je ne peux échapper aux repas avec mon enfant, je fais avec. Et ça me fatigue de lutter pied à pied avec ma fureur, ma frustration, mon dégoût, ma colère de ne pouvoir savourer cet instant.

 

Je mange. Pour donner le bon exemple à un enfant qui a déjà un appétit de moineau. Ca me révolte de manger autant. Ca me dégoûte. Ca me fatigue. Alors parfois, souvent, je mange juste ce que je veux. Peu. Et je patiente jusqu'au moment où je ne tiens plus et où je m'éloigne pour m'occuper. Et je culpabilise de laisser mon enfant seul à table avec son dessert. Et il me fait bien comprendre que ce n'est pas ce qu'il faut faire, par des expériences culinaires toujours plus variées et plus salissantes, par des cris pour attirer mon attention. J'arrive maintenant de nouveau à gérer ma violence dans ces moments. Ces moments où elle est le plus susceptible de sortir. Mais ça passe par une distanciation, un éloignement, parfois durs à assumer. Une sensation de vide que je crée en moi et qui m'effraie.

Ne rien laisser échapper.

Inspirer. Souffler.

Raconter la dernière bêtise, souvent drôle au demeurant, à des amis ou dans l'anonymat d'un réseau social. Dédramatiser. Me couper des sentiments contradictoires qui affluent.

 

Mais le soir. Le soir, lorsque l'on n'est plus deux mais trois à table. Je ne gère plus rien. J'ai trop honte de ma "méthode" pour l'appliquer. Et le regard extérieur sur moi me gêne. Je ne me sens plus légitime à rien. Alors je laisse le stress monter en moi, parce qu'il n'y a rien d'autre à faire à part bouffer, bouffer, encore bouffer. Et bouffer ne m'empêchera pas de stresser, de culpabiliser, de m'énerver. A tous les coups l'on perd.

Ce moment où j'aimerais tant, quand j'arrive à peu près à canaliser tout ça, qu'on me foute la paix. Mais non. Le pas de côté qui va tout bousculer. Les mots, les cris, la colère, la porte qui claque, les pleurs, l'incompréhension.

 

Pourtant, toi. Toi. tu sais que les repas sont une merde à gérer pour moi, depuis toutes ces années. Ou tu l'as oublié ? Alors tes piques, tes remarques, tes indignations de moi alors que je tente d'être la zénitude incarnée... Vraiment. Fous-les dans ton cul. Parce que je ne peux plus. Je ne peux déjà presque plus en général. Mais les repas. Non vraiment ce n'est plus possible. Soit tu comprends, soit je pars, soit je meurs. Il n'y a plus que ça de possible.  Ce n'est pas une menace, c'est un constat. JE. NE. PEUX. PLUS.

 

Cette table autour de laquelle vous mangez pendant que je meurs à petit feu, doucement mais sûrement, m'enfermant dans mon monde. Ce rituel quotidien qui m'est un enfer.

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Published by Mlle B. - dans délétère
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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 18:43

...

Je ne vais pas bien.

Ce n'est pas une plainte, c'est un constat.

Je ne vais pas bien du tout.

 

Cela fait des semaines que je jongle avec mes idées noires et mes pulsions morbides. Je n'ai aucune idée du temps que tiendront mes acrobaties bancales. Je suis fatiguée. Si lasse et fatiguée que j'ai dû mal à entreprendre et que je sens pointer la dépression.

Je ne me sens plus en phase avec rien. Je garde un masque social pour le paraître et pour me rassurer, me consoler, tenter d'en sortir. Je me dis que ce n'est qu'une phase. Je commence à la trouver longue. Et de plus en plus violente. Les pulsions se font de plus en plus pressantes. L'envie d'en finir, une bonne fois pour toutes. L'envie de disparaître. Quelques crises d'hyperphagie sans compensation. Ca faisait longtemps. De plus en plus mal à la fin des repas. La nausée. Les maux de ventre. La peur. La peur de continuer à vivre. La peur de céder à la pulsion de mort. La peur de décevoir. Mon enfant en premier lieu. Et moi-même. Nombreux sont ceux à m'avoir jugée forte parce que je suis toujours là, parce que j'ai su tirer un trait sur certains passés. La vérité c'est que je ne me vois toujours pas comme quelqu'un de fort. La vérité c'est que je me trouve misérable, pitoyable et sans avenir. La vérité c'est que j'ai peur de moi. Il ne se passe presque aucun jour depuis environ deux mois sans que je pleure. Parfois ostensiblement, parfois silencieusement et cachée. Parfois ça me soulage. Le plus souvent non. Ca me laisse un sentiment d'inachevé parce que je n'ai pas été au bout de ces foutues pulsions mortelles. Je ne sais pas si c'est de la lâcheté ou au contraire du courage. Je tente de me distraire sans y arriver vraiment. Je tente de profiter des petits bonheurs mais ils ne suffisent plus à enterrer la merde au fond de moi. Les petits plaisirs futiles que j'essaie de m'accorder sont trop fugaces pour effacer la douleur et la peur.

 

Je ne suis plus capable de gérer mon fils. Je ne suis plus capable de gérer les relations familiales. Je n'ai plus la force de le contenir dans ses colères, je n'ai plus la force de subir ses petits poings qui me martèlent en me contentant de dire non. Je lui ai mis une claque. Une claque. Sonore sur sa si jolie petite joue rebondie. Ce sont probablement des larmes d'agresseur, mais je crois qu'elle m'a fait aussi mal qu'à lui. Je voudrais mourir. Il est irresponsable de me laisser seule avec un enfant que j'aime. Je ne suis plus en état de lui apporter mon amour. Je ne suis plus en état de gérer ma souffrance et donc encore moins la sienne. Je crois que je ne suis plus en état de rien. L'ais-je jamais été ? Cet "Incapable ! " qui m'est chevillé au corps.

 

Je voudrais juste dormir. Le quotidien m'étouffe. Toutes ces petites choses qu'il faut faire parce qu'il faut les faire. Je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus. Faire la cuisine me fatigue. Faire le ménage m'épuise. Sortir m'effraie. M'occuper de mon enfant me terrifie. J'ai peur de lui. J'ai peur de moi. J'ai peur de l'emprise qu'il a sur moi, mes sentiments. J'ai peur de l'emprise que j'ai sur lui, physiquement et moralement. J'ai peur de ma violence. A qui demander de l'aide ? Je n'arrive pas à parler. Les gens autour de moi n'arrivent pas à m'écouter. Encore moins à me répondre. Je reste avec ma terreur. Ca n'a pas de sens. Ma vie n'a pas de sens. Je suis un monstre. La vie "normale" de respect et d'amour que je nous souhaiterais est impossible tant que je serai là.

 

Je ne vais pas bien. Comment pourrais-je faire aller bien les gens qui m'entourent ?

 

Mon ventre se tord et je voudrais à nouveau mourir.

Je ne vais pas bien et je ne sais plus quoi faire.

Je crois que je voudrais juste crier au secours. Mais je n'y arrive pas.

Délétère. Comme à mon habitude.

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:00

Ce blog reste définitivement l'endroit où je m'épanche quand je vais mal...

Et je vais mal... Et je le cache parce que ma douleur est moche. Ma douleur a le goût amer de la nostalgie, de la frustration et du dégoût de moi-même.

Je savais que j'avais regrossi depuis l'accouchement. Je le savais. J'avais commencé à faire attention à ce que j'avalais il y a deux mois, tout en ne voulant pas me restreindre réellement. Exit le Nutella. Exit les Kinder. Exit les chips. Bonjour les légumes, les fruits, les plats basse calorie... Oui mais... Ça ne suffit pas. Et ce soir, j'ai voulu me peser pour voir. Et BAM ! Claque dans ta gueule, grosse baleine ! Le nombre me cueille en plein coeur. Crochet dans l'estomac. J'ai la nausée.

Un 9. Il y a un PUTAIN DE BORDEL DE MERDE de 9 en dizaine dans ce nombre. J'ai envie de pleurer, mais ça ne vient même pas. Je me sens lasse, fatiguée, dégoutée. La voix de cette salope de wii m'annonce "Oulalala ! C'est trop élevé ! " . Ta gueule, sale pute. Je le sais déjà.  L'aiguille se fixe dans la zone rouge de l'obésité. J'ai mal.

J'ai mal au coeur. J'ai mal à l'estomac. J'ai mal à cette graisse qui m'enrobe tel un cocon pas tellement douillet.

93,5kg.

93,5kg.

93,5kg.

93,5kg.

93,5kg.

93,5kg.

Ça tourne dans ma tête et ça envahit l'espace. Je regarde ma bouteille de coca d'un autre oeil. Elle finira au fond de l'évier et j'en profiterai pour attraper une bouteille d'eau.

93,5kg.

Je n'oserais même pas le dire en vrai si on me le demandait.

93,5kg.

J'avais jamais été si haut, bordel.

93,5kg.

Je suis un monstre.

93,5kg.

Je me dégoûte.

93,5kg.

Mes yeux me font mal de sécheresse et je pleure de l'intérieur.

93,5kg.

Pauvre conne... Tu voulais voir la vérité en face, ben maintenant tu l'as vue. T'es contente de toi ?

Les pensées qui trottaient dans ma tête ces derniers temps en profitent pour prendre toute la place. La ritournelle des goulées d'eau qui s'enchaînent, le refrain des griffures sur le bras, la rengaine du "Je n'ai pas faim." , la scie du contrôle qui ne contrôle rien.

Elles sont toutes là. Mes amies. Mes ennemies. Mes soeurs. Mes confidentes. Pensées nuisibles qui m'achèveront un jour quand je n'aurai plus le courage de les voir revenir. Quand je n'aurai plus le courage de les écouter.

93,5kg.

Ce corps, ce n'est pas moi. Non ce n'est pas moi. Moi je suis une foutue bombasse, vulgaire, violente et tendre. Je suis juste bien cachée. Je ne sortirai probablement plus jamais. La chair a vieilli, elle ne supportera pas mes nouvelles tentatives désespérées pour sortir de ce corps. Pour le façonner, le malmener à merci.

93,5kg.

Je souffre en soufflant mon dégoût en volutes de fumée grise.

93,5kg.


Les beaux jours de ce blog reviennent.

Ou pas.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:21

Aujourd'hui est un jour funeste.

Aujourd'hui ma vie et ma ville sont comme en deuil.


Rien de "grave", hein... Juste une bêtise qui laisse un goût amer dans la bouche.


Aujourd'hui ma ville a commencé l'abattage des platanes qui bordent un des quais, pour permettre à un futur tramway très controversé de passer sur ces mêmes quais. Il y a eu une levée de boucliers, des pétitions, pour empêcher l'abattage de ces dizaines d'arbres qui font le paysage du centre-ville. Rien n'y a fait, le tram passera là où les arbres disparaîtront. Tout au plus, la ville a vaguement proposé de replanter de nouveaux platanes, ou plus probablement des tilleuls, le long de la voie de tramway, sans que ce soit une réelle promesse.


Bref. Aujourd'hui, donc, l'abattage a commencé. Je ne peux pas sortir me promener pour voir "ça", mais les photos commencent déjà à circuler depuis ce matin sur les réseaux sociaux. J'ai l'impression d'assister de loin à un carnage, un désastre.

Je ne vais pas développer sur ce que je pense du projet de tram, ou sur le fait de planter des tilleuls plus tard... Mais j'ai juste envie de pleurer un peu, parce que la ville n'aura plus jamais le même visage. J'ai l'impression que maintenant elle sera une face sans nez.

 

Ces quais, je m'y suis promenée maintes et maintes fois, je les ai photographiés, je m'y suis assise en attendant un rendez-vous, je m'y suis pris les pieds dans les racines des platanes, j'y ai shooté dans les feuilles tombées à l'automne, j'y ai jeté du pain aux canards... Ces arbres m'ont vue grandir... Et les voir se dénuder, se faire démembrer, avant qu'on les déracine, ça me jette une larme au coin de l'oeil et ça me fait un peu mal, là, au-dedans, entre le ventre et le coeur...


Comme une saveur d'antan qu'on ne retrouvera plus jamais et qu'on cherchera indéfiniment en goûtant plusieurs fois ce nouveau paysage aride...

 

http://www.youtube.com/watch?v=nZuraK4cBY4

 


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