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Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 12:12
Je voudrais être mince.
Je voudrais être fildeférique.
Je voudrais être un cadavre sexy en diable.
Je voudrais être différente.
Je voudrais être intelligente.
Je voudrais oser.
Je voudrais hurler.
Je voudrais être une séductrice.
Je voudrais être une femme fatale.
Je voudrais être de celles que l'on n'oublie pas.
Je voudrais être de celles qui fascinent et ensorcelent.
Je voudrais être de celles qui obsèdent.
Je voudrais ne plus m'écraser.
Je voudrais dire les choses. Sans détour.
Je voudrais être nue.
Je voudrais être sans artifice.
Je voudrais ne plus stresser.
Je voudrais être sûre de moi.
Je voudrais être Mlle B..
Mais je ne le suis pas...


Je voudrais être.
Tout simplement.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 12:12
Je me demande comment les gens me voient...

Je me demande si les gens voient ma main courir de l'assiette à ma bouche. Je me demande si les gens voient ma machoire mastiquer de plus en plus difficilement.
Je me demande si les gens voient que je suis au bord des larmes. Je me demande si les gens voient mon soupir pour endiguer mes larmes. Je me demande si les gens voient mon soulagement et mon degout quand le plat et l'assiette sont vides. Je me demande si les gens voient que j'essaie d'avoir "l'air de rien". Je me demande si les gens voient comment je temporise le moment de passer par la case toilettes. Je me demande si les gens voient ma main qui hésite sur la poignée.

Je me demande si les gens entendent ma respiration qui s'accélère alors que j'essaie de sauver les apparences. Je me demande si les gens entendent que je ferme le verrou, alors que je déteste ça. Je me demande si les gens entendent quand je vérifieque la porte est bien fermée. Je me demande si les gens entendent mon hésitation devant la cuvette. Je me demande si les gens entendent quand je sers ma ceinture et que je m'agenouille. Je me demande si les gens entendent mon souffle s'accélerer quand ma main approche de ma bouche. Je me demande si les gens entendent les soubresauts de mon corps quand les doigts s'enfoncent dans ma gorge. Je me demande si les gens entendent le flux se déverser d'un coup dans la cuvette. Je me demande si les gens entendent l'opération se répéter. Je me demande si les gens m'entendent nettoyer.

Je me demande si les gens me voient sortir des toilettes en feignant le calme. Je me demande si les gens voient le maquillage qui a coulé et ma moue honteuse et triste. Je me demande si les gens voient quand je vais me laver consciencieusement les mains, puis le visage. je me demande si les gens voient quand je tente d'effacer toutes les traces. Je me demande si les gens voient mes mains qui tremblent quand je reviens vers eux.

Je me demande si les gens voient et entendent ce que je fais tout pour leur cacher...
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 18:18
Merde merde merde ! Il y a des incursions qu'il vaut mieux ne pas faire. Il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas regarder. Il y a des constats qui font mal. Je suis de celles qui savent tout cela... Mais qui passent outre. Et qui se font mal.
Tomber de haut.
Enfin de pas si haut que ça. Mais ça fait toujours mal aux fesses de tomber. La marbrure rose est cuisante. J'ai mal et j'ai honte. Mais cette honte ne se voit pas. Elle n'a rien de mignon ou d'érotique. Ce n'est pas la honte décrite dans les livres du Dragon, cette japonaiserie subtile et envoûtante... Non c'est juste une honte douloureuse et enfouie profondément. Envie de vomir ma honte. Envie de vomir mon corps. Envie de vomir V.. Envie de vomir mon être. Envie de vomir ma vie. Tout foutre en l'air. Après tout... Quelle importance ? Je n'ai presque rien construit. Il suffirait de souffler sur ce château de cartes, pour qu'il s'envole. Ce n'est pas comme si j'avais grand chose à perdre.
Mais je ne ferai rien. Je resterai immobile, n'attendant rien d'autre que la suite. Une suite qui ne m'intéresse même pas.

 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 09:09
Je me sens conne...
Absente de moi-même.
Introspection stérile.
Souvenirs dans ma tête.
Relents d'enfance dans les discussions.
Douleur.
Pas envie de faire des phrases.
Essayons de ne plus mettre de "je" pour voir...
Ce blog parle de moi. Pourquoi mettre des "je". C'est évident que "je".
Il suffit que je veuille ne plus en placer, pour qu'ils déboulent. Saleté de je. Saleté de moi.

...

Pourquoi cet article déjà ?
...
Pour encore et encore parler de la pauvre conne en moi... Finalement y'a pas grand chose à en dire... J'ai déjà tout dit je crois...
Pourquoi j'écris déjà ?
...
Pour rien. Me sentir exister peut-être... Mettre un nom sur mon malaise. Mettre des mots. Des mots que je ne trouve pas.
Idiote en jupe et corset assise devant l'ordi. Sans idées. Sans pensées. Vide.
"I need a child"... Cette chanson va me faire chialer si je reste là.
...
[je regarde passer le temps...]
...
Vomissures. "A l'étranger"...
Difficile à traduire comme impression.
...
Je me sens moins Mlle B. tout à coup... Je me sens Viviane. Cette saleté de Viviane qui m'empoisonne l'existence. Je me rends compte que j'aime Mlle B., à la mesure de mon dégoût pour Viviane.
...
Pourquoi j'écris déjà ?
...
Pour rien.
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 12:12
Envie d'écrire...
Pour ne rien dire...
Envie de sortir un malaise latent.
Je ne sais même pas ce qu'il fout là celui-là...
Aucune raison à ce malaise. Strictement aucune...
Encore un malaise irrationnel à la con. Juste une "grosseur"... C'est le cas de le dire...Deux jours à manger, bouffer, grignoter, piocher dans les assiettes, mâchonner le moindre morceau, me sentir dépendante de tous ces gestes... Réflexe du corps humain. Absurde. Soleil, corps découverts, rencontres... Et une sensation... Difficile à expliquer. Malaise. Nullité ressentie au fond. Même mes mots sont nuls... Aucun sens. Pas de construction pour mes phrases. Ma pensée est tout aussi décousue... S'il y a un fil conducteur, il doit être bien emmêlé. Ariane m'a perdue dans le labyrinthe de ma pensée tordue.
Référence facile. Je joue la facilité en permanence ces derniers temps. Sauvons les apparences discrètement.
Paumée... Comme d'hab'.

Je me pose des questions sur mon incapacité sociale... Ça ne transparaît pas. Les autres ne voient rien, je crois. Mon masque est à peine fissuré, mais il tient bien en place. J'ai l'impression d'être vraie tout en me cachant derrière une foutue apparence, un faux-semblant de moi-même. Je ne suis rien. Juste ce pauvre corps vide et plein. Juste ce souffle qui empêche les larmes de couler. Juste des yeux perdus dans le vague. Juste ma pensée confuse.

Mal d'être.
Mal d'être alors que je vis des choses intéressantes.
Tellement intéressantes que je me sens nulle en comparaison. Médiocre.
Réflexion médiocre, parole médiocre, dessin médiocre, corps immonde.

Boule dans le ventre. Boule de rien que même le corset ne fait pas disparaître. J'ai beau serrer, serrer, et serrer encore... J'ai juste mal... Mais c'est toujours là.
Fuckin' moi.
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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 04:08

Mal...
Oui. Je sais. Encore...
Je me répète.
Mais j'écris quand j'ai mal... C'est ainsi.

Mal de lire. Mal des mots. Mal de l'absence. Mal de moi. De ce que je suis.
Qui suis-je ? La question ne se pose même pas. Je sais trop bien qui je suis.
Femme-enfant. Femme qui s'imagine enfant. Enfant qui se veut femme.
Fille sans ailes. Sans talent. Sans ambitions.
Fille qui cherche. L'amour. L'attention. La violence. L'envie.
Fille sincère qui fait semblant. Semblant d'être moi.
Fille qui n'est pas elle-même.
Fille jalouse. Inquiète et inintéressante.

Il existe une expression pour me définir, parait-il.
En demande...
De quoi ? Ce n'est pas précisé dans l'expression...
Ça me convient.
Je suis en demande de tout.
Je voudrais tout mais n'ai presque plus rien a donner.
Pourtant je donne tout le peu qu'il me reste...
Pour un oui, pour un non.
Pour si peu.
Je n'ai rien à offrir.
Mais je m'offre à la vue de tous.
Ici, là-bas. Partout...
Je me fais Amie. Amour. Salope. Sensuelle. Charmante. Cruelle. Soumise. Spirituelle. Haineuse. Peureuse. Prude.
J'allume et je m'effarouche.
Je m'invente une assurance que je n'ai pas.
J'exhibe mon corps, mes sentiments, ma douleur.
Qui cela intéresse-t-il ?
Probablement personne.
Excepté moi.
Moi qui me fantasme.
Moi qui me voit vivre.
Moi qui ne suis pas moi.
Moi qui manque à moi-même.

Rien.
Juste...
Juste ce petit quelque chose.
La petite douleur qui enfle dans ma poitrine.
Jusqu'à m'envahir.
Jusqu'à prendre toute la place.
Jusqu'à me faire disparaître.
Je retourne au néant.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:52
Voilà ! C'est toujours comme ça ! C'est quand on est bien motivé et hyperactif qu'on tombe sur une tuile ! Une tuile qui a la forme d'une grippe ou d'une gastro... Résultat : coucouche panier, papattes en rond et pas bouger...
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 05:55
J'ai mal.
J'ai mal quand je lis son nom.
J'ai mal quand je lis ses mots.
J'ai mal au coeur, envie de vomir.
Mal dans la poitrine... Une grosse boule qui s'enflamme.

Je fais comme si. Comme si ça ne me touchait plus. Comme si ça n'avait pas d'importance. Mais non. Si seulement... Si seulement ça ne s'était pas passé... Oui... Mais ça s'est passé. Point final ? Non. Que dalle... Je voudrais tuer cette personne. D'un coup, d'un mot, d'un souffle. Oui, je voudrais la tuer. Qu'elle meure. Qu'elle disparaisse. Qu'elle sombre dans le néant et que tout le monde l'oublie. Je voudrais... Mais non. Les gens la voient, lui parlent... Elle existe. Contre ma volonté. Contre mon envie. Contre mon en-mort.
Je me sens pathétique. Avoir mal de son existence. Quelle idiotie !
Oui... Mais... Je suis une idiote. C'est comme ça. Je souffre d'idées et de désirs absurdes.

Blonde inside.


Clope au bec, j'observe. Je me fais mal toute seule à chercher sa présence, preuve de mon incapacité à l'oublier. Pauvre conne. Comme si j'avais besoin de voir, de me prouver son existence, pour avoir mal. Pour faire remonter le noir dans ma tête, pour transformer mon sang en encre sombre.  Souffrir... Pour me prouver que j'existe moi aussi ? Alors pourquoi je n'en ai pas l'impression ? Pourquoi j'ai le sentiment que c'est moi qui suis dans le néant quand sa vie me saute à la gueule ? Pourquoi ?

Envie de chialer, de verser tout ça dans le sel de mes larmes. Mais ça ne vient pas. Trop mal ou pas assez pour pleurer ?
Qui sait ?

Je me sens seule. Seule à deux. Seule dans la foule de la rue. Seule dans les mots d'internet. Seule dans une réunion de famille. Seule dans le jardin de ma misérable existence... Quel pathos !
Envie de me mettre quelques claques. Imbécile ! Tu croyais quoi ? Que parce que tu te sentais vivre, le monde allait "enfin" tourner autour de toi ? Pauvre et sombre idiote.

J'ai mal.

Même pas envie d'expliquer pourquoi tellement ça me parait absurde et ridicule. Je ne suis qu'une gamine.
Je pourrais avoir mal d'avoir été violée plusieurs fois... Je pourrais avoir mal de mes plus ou moins anciennes dépendances... Je pourrais avoir mal de ce corps que je hais... Je pourrais avoir mal de cette nourriture que j'avale... Je pourrais avoir mal de ce qu'on m'a répété toute mon enfance... Je pourrais avoir mal de toutes ces erreurs que j'ai faites... Mais non ! J'ai mal pour des conneries.

Pauvre, pauvre petite conne...

Pitié, n'ayez pas pitié de moi ! Ne me plaignez pas ! Ma souffrance imbécile ne le mérite pas.
J'ai mal d'une obscure pièce de théâtre où je n'ai fait que de la figuration, brillant uniquement par mon absence...

J'ai juste mal.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 01:10
Et il a continué de faire courir la lame sur mon corps, tout en se frottant contre ma cuisse... Et moi, j'étais là, comme un pantin sans vie, collée à mon mur. J'ai l'impression que ça a duré une éternité... Je crois que j'ai complètement perdu la notion du temps. Je voulais tellement ne pas être là, dans ce local poubelle à la con... Il a fini par insinuer ses doigts en moi. C'était moite, c'était dur, ça me transperçait, ça me traversait. Ça faisait mal sans que j'aie l'impression d'être présente.
J'ai fini sur l'une de ces grandes poubelles à couvercle jaune, ces poubelles écolo, ces poubelles où l'on met le carton, le papier, les bouteilles en plastique, et moi. Moi, à recycler. C'est ce à quoi j'ai pensé en pleurant, pendant qu'il allait et venait en moi. Aujourd'hui je me demande ce qu'il avait fait de son couteau. Question sans importance, mais qui tourne dans ma tête.

Ça aurait été si simple... Prendre appui sur ce couvercle jaune, et lancer ma jambe de toutes mes forces dans son entrejambe, remonter mon pantalon et partir en courant. C'est ce que j'aurais dû faire. C'est ce que je n'ai pas fait.
Eternelle culpabilité.

Je me suis tellement senti coupable de toutes ces petites choses, que quand j'ai "avoué" cet évènement à certains de mes proches, j'ai menti. J'ai raconté que je ne connaissais pas l'homme. J'ai raconté que je ne me souvenais plus. J'ai raconté que ma mémoire avait fait le black-out sur cette histoire. Alors que je me souviens de quasiment tout. Je me souviens bien avoir discuté avec lui avant. Je me souviens très bien m'être laissée entraîner dans ce local. Je me souviens que je n'avais rien contre le fait qu'il m'embrasse. Je me souviens de ce couteau, et de cette étrange sensation, ce frisson étrange et perturbant qui m'a parcourue quand il l'a appuyé sur moi. Je me souviens de m'être si peu débattue... Je me sentais tellement responsable, et je n'avais tellement pas envie de le reconnaître, que j'ai menti. A tout le monde. Personne n'a jamais su la vérité sur cet événement. Personne. Pas même les meilleurs amis à qui j'ai dit que j'avais été violée à cet âge-là. Pas même aux petits amis à qui il a fallu donner des explications sur mes propres problèmes et répulsions sexuels.
Personne. Strictement personne. je ne l'ai même jamais écrit. Dans aucun journal intime. Sur aucune feuille volante. Pas un mot n'a filtré pendant toutes ces années. J'avais fini par croire à mon propre mensonge.

C'est étrange pour moi aujourd'hui d'avoir enfin dit tout ça. Je me sens soulagée, et en même temps j'ai comme un vide en moi... Je ne sais pas trop ce que j'attendais de cette vérité que j'avais un besoin impérieux de vomir. Tout ce que je sais, c'est ce que je ressens.
Je sens que c'était important de le faire. Et c'est ici que j'ai choisi de le faire.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 06:06
J'ai fini par m'en servir de ce corps encombrant, tout en ne sachant pas vraiment comment m'en servir. Je me suis un peu plus ouverte au monde. Je voulais tellement qu'on m'aime. Pour des mauvaises raisons, s'il le fallait. Je cherchais juste l'attention. La parole est arrivée... La parole, avec tout le monde et n'importe qui. Je suis devenue une "fille peu farouche"... J'ai rencontré des gens, des milliers de gens.
Et j'ai rencontré un homme. Discussions sans importance... L'important pour moi était juste de parler. Et je me suis laissé entraîner... Tirée par le poignet dans un local poubelle. Je ne voulais pas... Mais je me suis laissée faire, juste mis un peu de poids dans mon corps pour qu'il soit plus dur à attirer... J'avais peur, et en même temps, j'étais curieuse. Curieuse de quoi ? Je me le demande aujourd'hui... Il a continué à me parler. Je ne répondais quasiment plus... Je voyais que les choses ne tournaient pas comme je le souhaitais... Je "sentais" quelque chose arriver... Je me contentais de grogner ou de murmurer des réponses imprécises. Je me sentais gênée par cette sensation de l'inévitable.
Il m'a appuyée contre un des murs, et a enfoncé sa langue dans ma bouche... Moi, j'essayais désespérément de rentrer à l'intérieur du mur, jusqu'à y disparaître. J'étais paralysée. Mon seul "mouvement" consistait à tenter de m'encastrer dans ce foutu mur. Ses mains ont commencé à se balader partout sur mon corps. J'avais l'impression qu'il avait des milliers de tentacules qu'il collait à ma peau et mes vêtements... Je ne le voyais plus. Dans un sursaut, quand il a pressé sa main contre mon sexe, je l'ai repoussé violemment. Mes deux bras, qui étaient jusqu'alors collés à mon corps et au mur, se sont tendus en avant, comme dans un réflexe, pour le repousser. Repousser cette chose, cet animal, que je ne voyais plus comme un homme.
Il m'a regardé : " Quoi ? Tu ne veux plus ?" J'ai juste baissé la tête, en murmurant que je voulais sortir. Il s'est approché, a collé son corps sur moi, jusqu'à écraser son sexe sur ma cuisse, et il a dit : "Allez, tu ne vas pas me laisser comme ça quand même... C'est ta faute. C'est toi qui m'as mis dans cet état. " J'ai de nouveau murmuré : "Pas ici. Pas comme ça..." Il s'est à nouveau éloigné de moi, comme pour me regarder avec du recul. Et moi, petite fille, je suis restée collée à mon mur, la tête penchée, les cheveux cachant mon visage, ne sachant que dire, ni que faire.
Ensuite, je n'ai pas tout compris. Il m'a semblé qu'il sortait quelque chose d'une de ses poches de jean. J'ai vu quelque chose briller, et j'ai senti comme une menace, son corps tout entier avait pris une attitude, une posture menaçante, comme si son ombre s'était subitement agrandie pour envahir tout le local poubelle... Il s'est à nouveau approché de moi, et je l'ai vu. Le couteau. Pas un grand couteau. Pas un petit non plus. De ceux que l'on peut refermer, comme le Laguiole que mon papa emportait à chaque randonnée. Là, ma peur s'est agrandie. j'ai dû penser quelque chose comme "Ça y est. C'est ici que je vais finir. Dans ce local poubelle qui pue. Des faits divers comme ça, y'en a plein les journaux télévisés. C'est trop con. J'veux pas. Bordel j'veux pas, et j'ai peur."
Il a pressé le plat du couteau contre ma joue. C'était froid. Je n'ai pas réagi, j'étais juste comme surprise. Je ne sais pas expliquer. Il a dit quelque chose que mon cerveau n'a pas imprimé. Il a fait glisser le couteau contre ma joue, mon cou, mes seins, s'est arrêté au niveau de mes tétons durcis. J'avais l'impression d'être coincée dans un film. Il a dit : "Alors, ça t'excite, hein ?" Je ne rien répondu... Mais le pire, c'est que c'était vrai. Mon corps semblait excité par ce mélange de peur, de cette fascination de la lame qui courait sur mon corps, et de je ne sais quoi d'autre. J'avais juste l'impression que ce n'était pas moi. Que je n'étais pas là. Que la fille qui mouillait sa culotte dans son jean était quelqu'un d'autre. Je ne pleurais pas, mais j'étais au bord des larmes.

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