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Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 10:10

Il y a des années qui commencent bien et qui ne suivent pas tout à fait aussi bien.

Il est des coups de mou qui donnent envie de se rappeler les bons moments...

 

Mon coup de mou du jour c'est ma dernière candidature pour un boulot sur lequel je comptais beaucoup qui me laisse un sentiment plutôt mitigé et légèrement amer...

Alors je me replonge dans les souvenirs d'il y a quelques jours, ce début d'année si prometteur. Je pense avoir passé les meilleures vacances de ma vie... Je ne me suis jamais sentie aussi sereine, aussi joyeuse et heureuse d'être là avec des gens que j'aime, dans des endroits qui rappellent que la vie est un cadeau précieux... Je me suis sentie si bien ces derniers temps que je crains de plus en plus de tomber dans la mièvrerie... Un peu plus chaque jour, j'avais ce sourire niais sur les lèvres qui s'agrandissait... Et c'était bon...

Bon comme de regarder le monde du haut d'une frontière, les cheveux dans le vent, et d'avoir envie de hurler son bonheur d'être là.

Bon comme de serrer des amis dans ses bras.

Bon comme de regarder une aquarelle grandeur nature en mouvement et en 3 dimensions.

Bon comme une douleur dans tout le corps à force de rire.

Bon comme du sel qui vous mord la peau.

Bon comme une douce odeur de ragoût qui cuit.

Et maintenant, et jusqu'à la fin de mes jours :  bon comme une première semaine de janvier 2011...

 

Alors forcément, retomber dans la réalité de la vie socio-économique actuelle après un tel plané laisse un drôle de goût dans la gorge... Retourner aux charmantes chansons du capitalisme sauvage, du patron paternaliste et aux hymnes à la gloire de l'employé modèle qui jamais ne demandera de pause, qui jamais ne sera syndiqué, qui jamais ne sera bien payé, qui jamais ne devra se demander pourquoi on lui impose de savoir ce qu'est une crémaillère, une drawing gum, les différents formats de châssis entoilés, et les différentes méthodes de fabrication de l'aquarelle et de la peinture à l'huile pour au final faire de la manutention...

 

 

...

Finalement, cette réalité me semble plus irréelle que mon rêve de début d'année...

 

reve.jpg

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 05:30

En ce moment, je déborde d'envies de faire des choses.


Bon.

Le Mâle ne le croira sûrement pas et se gaussera en lisant ça.

Voui, c'est pas parce que je reste enroulée dans la couette sur mon canapé toute la journée que je ne fais rien (enfin presque)...  En réalité, je trime comme une folle sur l'ordi, (à ce sujet j'ai plus de n'yeux...), je cherche, je fouille, je fouine, je lis, j'apprends... Parce que mes envies du moment, ce sont en grandes parties des créations de mes petites mains blanches (comprendre grandes paluches blafardes de bûcheronne).

Mes envies du moment, c'est réaliser moi-même un corset, une sur-jupe à tournure, une tenue complète victorienne (ou deux ou trois ou quatre... on verra quand j'aurai lancé la première... ), c'est créer des bibis et différents chapeaux et coiffes, c'est apprendre plus de façons de me coiffer en fonction de mes fringues (oui parce que c'est bien beau si j'arrive à faire tous ces costumes d'époque... mais une dame ne doit pas sortir en cheveux, c'est bien connu...).

Bref.

J'ai des envies et des idées plein la tête.


Alors je furète sur le net, je cherche des modèles de robes à vendre, parce que mon côté flemmarde ne sommeille jamais, et je me rends compte qu'une robe coûterait mon salaire mensuel d'animatrice commerciale... Du coup, je continue de fouiner sur la toile, à la recherche du bon plan. Ben oui... Mon côté flemmarde ne dort jamais... Et des bons plans, il n'y en a presque pas. Et toujours pas dans mes moyens actuels. On verra donc quand j'aurai gagné à l'Euromillions. Pour ça, il faudrait déjà que je joue... Passons. Alors j'avale des tutos de couture, de broderie, de coiffure, de maquillage, de chapellerie, de corseterie. Je me papillonne les yeux à coups de gravures anciennes et de photographies plus récentes. Et toutes ces choses me donnent des idées, des envies en pagaille.

Je m'effraie de la montagne de choses à apprendre et à faire.

Et puis je me souviens subitement de ce que j'ai déjà appris toute seule comme une grande (ou pas...). Faire des pin-curls, des victory rolls, des chignons bananes savamment décorés (Oui, mes chevilles vont bien merci.), utiliser des blogs, faire du html et des css, même si je reste une novice dans ce domaine, prendre mon courage à deux mains pour peindre un truc sur une toile de 50 par 50, me remettre à la cuisine et faire des expériences culinaires pas toujours réussies, apprendre des choses sur Mucha, apprendre des choses sur les pin-ups, apprendre le nom des modes et costumes au fil de l'histoire, apprendre tout court.

Et c'est là que subitement je me rends compte...


Je pleurais sur le temps qui passe et les années perdues enfermée chez moi à ne rien faire. Je pensais que tout ce que j'avais appris pendant ce temps, c'était savoir calculer mon IMC de tête, calculer les calories contenues dans mon assiette, connaître les endroits où l'on ne découvrirait pas de cicatrices, savoir vomir en silence, repérer où cacher la nourriture à crise, choisir les meilleures façons de s'enrouler dans une couette, trouver les meilleurs prétextes pour ne pas se lever et ne pas mettre le nez dehors... Mais en fait non.


Il y avait autre chose derrière. Il y avait un bout de la gamine que j'ai été qui continuait à être avide d'apprendre. Elle restait discrète et besognait en silence pour le jour où enfin je déciderais de me sortir les doigts du cul et où j'ouvrirais la porte de l'immeuble pour voir les premiers flocons de neige de l'année tomber sur le monde et où je trouverais ça immensément beau. Oui, parce que la petite fille qui aime apprendre est aussi très cul-cul la praline sur les bords (et au milieu).


Bref. Je ne sais plus ce que je voulais dire dans cet article avec toutes ces digressions... Je crois que ce qui est sûr, aujourd'hui, c'est que petit à petit, je recolle les morceaux de moi et de ma vie, jusqu'au fabuleux jour où je ne ferai plus qu'un avec moi-même.


Oui, je sais c'est très confus, y'a pas de ligne narrative et ça n'a pas de sens, mais c'est comme ça. C'est comme moi.

 

PS : Oui je sais, je n'ai pas écrit les articles que j'avais promis, et tout et tout, je publie plus que sporadiquement sur mes blogs, je n'ai pas fait les dessins promis non plus, je n'ai pas donné de nouvelles régulièrement, mais comme dirait l'autre : J'ai pas le teeemps, mon espriiiit est ailleeeurs.

...

Et c'est quand je commence à faire des références de merde comme ça que je me dis que, heureusement pour vous, je n'écris plus beaucoup !

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 17:30

Enfin un peu de calme pour donner des nouvelles... Trop de calme d'ailleurs... C'est une sensation étrange après trois semaines de boulot.


Donc, pour les nouvelles : je vais bien. Oui-oui ! Promis ! Juré ! Craché !

 

J'ai cherché du taff, fait des démarches tout ça, tout ça... Rien de bien passionnant en soi, mais très prenant, et très démoralisant quand on se prend des portes dans la gueule à tour de bras...Et donc, après quoi ? Six mois de recherches intensives ? J'ai enfin été prise sur deux postes quasi en même temps... Bon, rien de très folichon, hein... Faut pas déconner non plus. Vous croyiez quand même pas que j'allais me retrouver chef de projet pour le ministère de la défense avec seulement un bac en poche, aucune expérience dans un domaine particulier, et des trous de plusieurs années dans mes CV ? Ben moi non plus.

 

Premier job : placer des cartes de paiement pour une grande enseigne de supermarchés et d'hypermarchés... Ah ouais... Quand même... Journée de recrutement : on nous informe sur le produit... Bizarrement, ça sent déjà l'arnaque, le crédit et les huissiers à plein nez...Bizarrement², pour un job de relationnel et de vente, je suis la seule, avec les recruteurs, à être en tailleur dans la pièce. Après les infos sur le produit et des petits jeux de rôles, chacun repart chez soi, et Waouh, top moumoute, je suis prise... Ouais, enfin... A Exincourt... Ça me fait un peu long de trajet pour aller vendre un produit qui m'horripile déjà... Je refuse mais précise que je reste dispo pour "plus près"... Résultat, j'ai été rappelée peu après, pour du "plus près", justement... Grumpf... Bon ben tant pis... Faut relever les finances, j'ai besoin de ce taff, alors la morale et l'éthique vont aller se cacher discrétos dans un coin, le temps que je bosse...

 

Grand jour arrivé, je suis stressée comme un chat devant une baignoire remplie, tirée à quatre épingles, tailleur noir, haut turquoise pour faire ressortir les yeux, chignon de la mort qui tue, et maquillage light-mais-qui-prend-des-heures-à-réaliser. Et ça y est, j'ai été balancée direct dans le fabuleux monde du travail mais aussi de la (sur-)consommation. Me voila donc, debout comme un piquet à l'entrée du magasin, sourire scotché, apostrophant la moindre personne qui passe d'un "Bonjour Monsieur/Madame/Mademoiselle, avez-vous la carte du magasin ?" .... L'horreur... Après trois heures, je commence à sérieusement avoir mal partout.... Mais finalement, au bout de mes sept heures réglementaires, j'ai pulvérisé les objectifs de placement... Gros étonnement. Félicitations du chef du service client et tout le toutim. Je ne saurai jamais ce que j'avais bouffé ce jour-là, mais y'avait sûrement du lion et des petits bouts d'homme politique dedans.... Le reste de la semaine a été moins folichon au niveau des résultats... J'ai oscillé entre pile-poil l'objectif de vente et des scores minables, tels qu'une ou deux cartes par jour.... Mais les boss étaient contents de moi puisqu'ils m'ont repris pour la semaine suivante. A 81 euros net la journée, je veux que je repars pour un tour, tiens ! Petite semaine de trois jours, calme, avec quelques ventes, mais pas de dépassement d'objectif. Puis je suis repartie d'où j'étais venue, après avoir sympathisé avec les commerciaux du service client et avoir donné mes coordonnées à différents professionnels, totalement fourbue.


Deuxième job : hôtesse d'accueil pour un salon international de professionnels des micro-techniques. Je me pointe au recrutement, toujours en tailleur... Première surprise : en fait, la seule épreuve du recrutement consiste à essayer l'uniforme des hôtesses... Et là, c'est le drame... Mes fesses ne veulent pas rentrer dans leur fichue jupe. J'en pleurerais. Situation quelque peu cocasse d'une Beebee coincée dans une jupe et qui se contorsionne pour réussir à l'ôter, parée d'une chemise trop petite aux bras, et d'un paletot que je ne peux pas fermer à la poitrine. Je me fais subitement l'effet d'être Shrek... Je sors dépitée de la salle d'essayage en tendant l'uniforme et en disant que je ne rentre pas dedans...

(Taille 42, mon cul, oui !)


Consolation : je discute avec la responsable du recrutement de l'agence qui m'apprend qu'ils ont aussi besoin d'opératrice de saisie sur ce salon, et je balance ma carte maîtresse : Ouiiiiiiiiiiiii, je sais taper à l'ordinateur !  On me fait passer deux-trois tests (consistant en réalité à taper un texte extrait d'un journal local... bourré de fautes... ), je les remporte haut la main. J'ai fait zéro faute au texte, ce qui est un véritable exploit vu les coquilles qu'il contenait... Je suis donc prise en tant qu'opératrice de saisie, la semaine juste après la fin de mon premier job.


Semaine super sympa, les gens avec qui on bosse sont géniaux, le boulot n'est pas exténuant, bonne ambiance avec l'équipe, fou-rires garantis tous les jours. Juste quelques petits problèmes aux niveaux des contrats. Personne n'est fichu de nous donner de renseignements dessus, et ils se renvoient la balle entre eux pour les responsabilités. Un dernier jour un peu amer à cause de ces histoires de contrats et parce que les "dirigeants" créent un clivage entre les hôtesses et les opératrices, alors que l'équipe reste soudée. Pour faire court : les gens de l'agence ne s'adressent qu'aux hôtesses et snobent les opératrices, les hôtesses ont un plateau repas le midi, les opératrices niet, que dalle, nada, elles amènent elles-même leur petit sandwich fait maison, les hôtesses seront payées une heure de plus, on ne sait pas trop en quel honneur, et les dirigeants ont "oublié" d'inviter les opératrices au pot-débriefing de fin du salon... Je n'ai donc pas eu droit à la photo de groupe, ni à la rose offerte à chaque hôtesse... Gloups.


Comme j'ai déjà écrit des tartines, je vous laisse là, et je vous donne rendez-vous très bientôt pour un autre petit article vous donnant plus de nouvelles "personnelles" et psychologiques. Bises à vous. Moi je retourne chercher du boulot, en attendant ! 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 20:15

 

[Je viens de m'apercevoir que j'avais écrit cet article en juillet mais que je ne l'avais jamais publié. Je le publie donc à retardement, mais sachez qu'il ne correspond en rien à mon état d'esprit en ce moment ! Si je ne suis pas revenue malgré l'envie c'est aussi parce que j'ai trouvé un peu de boulot ce mois-ci. Bises de passage donc. ]

 

07/07/10

Je craque. Trop de pression. Trop de refus. Trop d'échecs...

Je me prends des portes dans les bras à tour de dents. Ou l'inverse. Je ne sais plus...

Les larmes aux yeux en pleine rue... Putain... J'vaux mieux que ça, merde !

Parce que j'ai pas eu de chance. J'ai jamais eu de chance. Puis j'ai fait les mauvais choix. Je vais le payer toute ma vie ? C'est ça ma punition ? C'est ça le prix de ma lâcheté ?

Amertume.


Pendant que j'écris, assise à la terrasse d'un bar, deux hommes me posent une question étrange.

"Mademoiselle, excusez-moi... Mais... C'est quoi la LPG ? "

"Pardon ??"

Ah oui... Mon sac. Ma vieille besace trouée qui m'affaisse l'épaule depuis le lycée... Tatouée... Couverte des cicatrices de mon adolescence...

Je n'arrive plus à déchiffrer la moitié des inscriptions qui la couvrent. Même en faisant appel à ma mémoire.


"Adhérez à la LPG"


La Ligue pour la Protection des Galipettes.

Délire d'enfant, teinté d'un sous-entendu plus adulte. Où c'est passé tout ça ? Comment on a pu en arriver là ? Comment ça a pu dégénérer à ce point ?

Le goût du sang dans la bouche... Ca devient une habitude... Amère saveur délétère...


Les gens tournent, bougent et vivent autour de moi. Et je reste immobile.

Immuable dans mon désarroi.

Les larmes aux yeux, la rage au coeur, la peur au ventre, désemparée devant toute cette vie qui m'ignore.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 07:07

Juste un petit article de passage pour dire que je ne suis plus trop sur mes blogs. Je ne dessine pas beaucoup en ce moment et n'arrive plus trop à écrire.

Mais je suis toujours vivante. Je vais. Ni bien, ni mal.

 

Je cherche du boulot, et je me prends des rateaux... C'est légèrement chaud... D'ailleurs si l'un d'entre vous a un taff pour moi dans ma région (la franche-comté encore et toujours ) ou par correspondance/internet, hein... Ne vous privez surtout pas !  Parce qu'avec mon super parcours à la mord-moi-le-noeud, je galère un max.

 

Mes journées sont partagées entre connexions, bugs, déconnexions "de sécurité", et autres réjouissances avec le site de Paul En Ploie, La Toune, un brin de ménage, et un brin de promenades pour m'aérer la tête. Je n'oublie pas pour autant mes blogs, et j'envisage d'y revenir plus régulièrement un jour, peut-être dans longtemps, je ne sais pas. Je ne vous oublie pas non plus, vous, mes lecteurs "habitués", qui avez suivi mon chemin depuis quelques mois ou années, ni vous lecteurs plus récents qui ont "pris en cours de route", ni vous les gens que je ne connais pas encore et qui passez ici juste par hasard.

 

Et comme dirait l'autre :

I'll BeeBee back...

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 14:14

Je n'arrive pas à trouver les mots.

Les mots pour dire que je suis en train de pleurer devant mon écran. Que je sanglote comme une enfant. Que dire ces simples mots : "je t'aime" me fait comprendre à quel point ils sont vrais et justes. Même si je n'étais plus là. Même si je vivais ma vie. Même si tu vivais la tienne. 

Ce n'est pas mièvre. C'est juste vrai.

 

Je savais que tu étais là, tapie dans un coin, que tu allais revenir hurler à la lune de temps en temps, que tu allais venir me mordre un peu le mollet, même si tu te faisais rare. Je le savais. Tu ne vas pas disparaître aujourd'hui pour autant... Mais me dire que je vais perdre ton contact me fait pleurer... Parce que je réalise quelle importance tu as pu avoir pour moi... Tu auras toujours une petite place dans mon coeur. Sous les monceaux des décombres fumantes de mes souvenirs et de mon passé... A l'abri. Je ne t'ai même pas connue. Pas entièrement du moins. Mais tu m'as touchée. Tu m'as aidée. Volontairement ou non. Tu fais partie pour moi de ces quelques rencontres magiques que l'on fait au détour d'un chemin. Je ne saurai jamais si une rencontre physique aurait changé tout ça ou l'aurait consolidé, mais en soi ça n'a pas vraiment d'importance.

 

Mes mots sont fuyants et mes idées confuses, j'ai du mal et je m'embrouille dans tout ce que j'aurais aimé te dire. Je ne sais si ce sont des adieux ou un au revoir.


Je pleure parce que je suis heureuse de t'avoir rencontrée. Je pleure parce que je suis triste à l'idée de te perdre même si tu ne m'as jamais appartenu. Et c'est confus. Et ça fait mal. Et c'est beau en même temps. Et je me sens niaise de ne pas savoir me contenter d'un simple : je t'aime, puisque c'est bien de ça qu'il s'agit. Je ne me suis jamais demandé comment tu me voyais. L'apparence n'avait pas d'importance pour une fois. Je ne me suis jamais demandé comment tu étais. Je t'ai toujours vue comme une sorte de Louve matinée de Dogue Allemand. Souvent quand je regarde La Toune qui vit chez moi, je pense à toi. J'aurais encore plein de choses à dire... Des choses futiles, des choses profondes, des choses sincères, des choses avec ou sans importance... Mais c'est trop embrouillé pour arriver jusqu'à mes doigts. Alors il faudra bien que je me contente de ce fameux :

 

Je t'aime.

 

Bonne route à toi Z.

 

"Ta Palpitante"

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Published by Palpitante Mlle B. - dans éphémère
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 07:26

Je pleure.

Je pleure toute les larmes de mon corps. Et je souris. Parce que ça fait du bien. Parce que ça fait un mal et un bien fou. Parce que j'avais besoin de vider tout ça. Il me manquait quelque chose, je ne pouvais pas. C'était bloqué. Emmuré depuis trop longtemps. Je n'avais pas les mots, je ne les ai toujours pas. Ça n'a pas d'importance.

Je suis vivante. Quelle ironie, il parait que c'est le sens de mon prénom que je déteste tant. On s'en fout. Je pleure. J'ai un dessin à terminer pour ce matin, et je pleure dans mes pots d'eau pour l'aquarelle. Je suis ici en train de taper cet article et je pleure sur mon clavier. La tension se relâche dans les épaules et le dos, j'ai moins mal.

Je pleure. Rien n'a plus d'importance. Cette journée sera belle. Cette journée sera pour moi.  Qu'il pleuve, qu'il vente ou que le soleil brille. Cette journée sera belle. Je suis vivante. Je suis là. Je passerai des couleurs d'enfants sur ma feuille. J'irai enfin me laver sans appréhension. J'essaierai de fermer la porte de la salle de bain. J'ôterai les serviettes qui cachent le miroir. Je me regarderai. Je me verrai. Moche ou Belle... Mais là. Vivante.

Et je pleure. La chienne dort. Tout est calme. Il est 7h30 du matin. Pas d'autre bruit que mes doigts sur le clavier et mes sanglots. Je pleure. Et je ris. On dirait une folle. Je me marre de plus belle en écrivant ce mot. Folle. Je m'en fous ! Je suis vivante. j'écris n'importe quoi n'importe comment comme ça me vient. Juste besoin de hurler que je suis vivante quelque part. Je l'avais oublié. a force de survie et d'oeillères, je l'avais complètement oublié. Je me croyais morte. Mais non.

Je suis vivante. Ma vie n'a rien d'un conte de fées. Rien ne sera mieux demain qu'hier. Je ne vais pas subitement résoudre tous mes problèmes. Mais je m'en fous. Je suis juste vivante. Mes sanglots et mes rires ont réveillé la chienne qui me regarde. Des yeux d'animal. Bordés de sommeil, d'attente et d'envie de câlins. je suis vivante. Même elle a l'air de s'en rendre compte.  Elle remue la queue et me regarde. C'est mièvre n'est-ce pas ? Je m'en contrefous. Je suis là...

Je vais finir cet article aussi répétitivement qu'il a commencé et aller finir ce dessin. Je suis vivante.
Merci à vous.
Merci à toi, toi qui te reconnaîtras peut-être.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 03:43
Je pense que je ne m'en sortirai pas. Parce que j'ai le coeur brisé. Tout simplement. Et que je n'aurai pas assez d'une vie pour ramasser tous les morceaux. Parce que je me sens trop seule, trop petite et trop incapable.

Certains me diront : "Mais non, tu fais du misérabilisme pour qu'on s'intéresse à toi. C'est pas vrai. Tu n'es pas seule, et tu n'es pas incapable..."
Mais si. Je ne demande pas qu'on me plaigne ou qu'on s'intéresse moi. Depuis le temps que je vais mal, ça se saurait si les gens s'intéressaient plus... Et si, je suis seule. Parce que mes problèmes il n'y a que moi qui peux les résoudre. Sauf que seule, je n'y arrive pas. C'est une impasse. Je suis dans une impasse avec mon coeur en morceaux. Il a été trop de fois piétiné, déchiqueté, explosé.

Je peux même vous dire quelle a été la fois de trop. La fois qui m'empêche de me relever une énième fois... C'est une rupture. C'est con. Ce n'est rien de plus qu'une bête rupture amoureuse... Mais ça a été la fois de trop. Les promesses envolées, les espoirs évanouis, les envies qui disparaissent, la vie mise en stand by. Je ne dirai pas que j'aime encore l'homme qui a achevé de briser de mon coeur. Je ne dirai pas que je suis incapable d'aimer depuis. Ce serait faux. C'est juste un constat : je ne peux plus me relever depuis "ça". Tant de fois je suis tombée auparavant. Tant de fois je me suis relevée, j'ai avancé, d'une manière ou d'une autre, pas toujours la "bonne"... Mais je me suis appuyée sur mes poignets, j'ai forcé sur mes jambes et je me suis mise debout à nouveau. Maintenant j'en suis incapable.
J'ai essayé.
Je jure que j'ai essayé.
Certains ne me croiront pas. Je m'en fous. Je ne suis pas cette paresseuse qui se complaît dans sa merde et sa douleur que j'ai l'air d'être certains soirs, et que certains pensent que je suis. Putain de merde, j'ai essayé. J'ai même essayé de refaire les erreurs du passé pour tenter de passer par des chemins détournés. Je me suis fourvoyée et je suis restée au sol. Comme une loque. J'ai essayé de faire des projets, de me donner des objectifs. Je me contente juste de tout foutre en l'air. Et de retrouver ce maudit sol.


Je ne suis pas née comme ça. Je n'étais pas comme ça avant. Je ne veux pas redevenir ce que j'étais avant non plus, ce serait une utopie absurde. Mais je ne m'en sors pas.
Je ne suis pas capable de devenir autre chose que ce que je suis à l'heure actuelle. Cette fille un peu étrange, un peu trop sensible parfois, un peu trop triste, un peu trop joyeuse. Cette fille qui préfère ne penser qu'à la façon dont elle va s'habiller, se coiffer, qui préfère passer sa journée à rire de bêtises, pour oublier que sa vie est au point mort, pour oublier qu'elle n'a plus envie de rien, pour oublier qu'elle n'a pas trouvé la solution, finale ou non.

Je veux oublier que je ne sais pas si je veux vivre ou mourir. Je veux oublier que je me sens minable. Je construis ma propre muraille autour de moi. Je m'enferme dans un palais imaginaire. Je façonne une carapace qui me permet d'avoir un semblant de vie mais qui m'empêche de vivre vraiment et de me relever. Je tente d'avancer à quatre pattes ou en rampant, le nez dans la boue, des oeillères sur mes paupières déjà closes. Et je m'étale de tout mon long. Je reste comme une statue figée dans la glaise et le temps.

Je ne m'en sors pas.
J'ai le coeur brisé.
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Published by Bee - dans délétère
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 14:14
Je n'existe pas. Je ne suis qu'une illusion...
Pourtant mon corps lui existe trop... Toujours trop à mon goût... Et à mon dégoût.
Je n'existe pas. Je n'ai pas de vie. Je suis morte pour ce monde. Le monde tourne. Et moi je reste immobile. Je ne l'observe même plus. Les gens vivent. Ils font des projets, ils les réalisent... Et moi je reste assise là, sans rien faire. J'ai l'impression d'attendre que la terre s'arrête de tourner pour que je puisse vivre. Je n'existe pas au milieu des autres. J'ai fait des efforts. J'en ai fait. Ils sont apparus tellement minables à côté de ces "autres"... Tellement petit. Je me sens petite, minuscule, quantité négligeable... Et pourtant je sens que je prends trop de place. Je suis là. Comme une grosse tache de sauce, bien voyante. Inutile. Sale. Sans intérêt. Gênante même.

J'ai 24 ans... Et rien n'a changé...
Bon anniversaire moi.
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Published by Mlle B. - dans délétère
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 08:05
Non. Non, je ne sais pas. Parce que je ne sais jamais rien, et que je ne suis jamais sûre de rien.
Je crois que j'ai peur. Je ne sais pas de quoi.
Je lis de loin, je lis de près. Je pose ma peau sur ces mots, je réfléchis, je râle, je ris, je bougonne, je marmonne toute seule devant ces textes. J'attends. Je relis. Je retourne au début. Je lis ailleurs. Nos ailleurs.

Pesons nos mots, je pèse mes maux. Les évalue. Les trouve inintéressants et ne les écris pas. J'éteins les feux ou je ne les allume pas, je ne sais plus trop.
Je compte les failles, les fissures, les ridules et vergetures qui minent mon monde. J'y cherche le lissé et le polissé qui nous interrogent.
Je suis toujours la même. Monstre inhumain et si humain à la fois. Je m'interroge sur la bêtise humaine en générale et la mienne en particulier.

Et je lis.
Je nous lis.
Je lis les lecteurs.
Je suis nos chemins au travers de nous et d'eux.
Je lis, je lie.
Je mets en abîme. J'apprends. Je comprends. J'interroge. Je m'interroge.

Parce que ça marche, même comme ça. Parce que mon blog est moi, parce qu'il ne l'est pas. Parce que je suis mon blog, et que je ne le suis pas. Parce que la vie est un vieux cliché contradictoire.
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Published by Bee - dans inclassable
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  • : Le blog d'une anorexique-boulimique, angoissée, névrosée, scarifiée, dépressive de plus...
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