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Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 21:27

Ça fait mal. Ça fait très mal.

Quelle idiote de pleurer pour un article sur un blog... De quelqu'un que je n'ai jamais vu, qu'en définitive, je ne connais pas...


Mais ça fait mal. Ça fait très mal de lire ces mots-là chez
elle. Une si jolie fleur...

C'est très égoïste. Ça me renvoie ma propre image. Déformée, comme à son habitude. Ça me renvoie à ma douleur, à mes propres émotions, à mes TS, à mes colères, à mon impuissance.

J'ai mal pour une fleur fragile que je n'ai jamais vue. J'ai mal pour moi à travers elle. Petite dinde égocentrique ! J'ai mal pour elle aussi, vraiment, sincèrement. Je ne peux pas l'expliquer. C'est comme ça. Je ressens cette souffrance dans mes os, dans ma chair, dans cette graisse que je hais...

Une si jolie fleur... Une si jolie femme...

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Published by Mlle B. - dans inclassable
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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 05:16

Un cri. Juste un cri au fond de moi. En moi. Qui vient des tripes. Qui vient de l'âme.

Un cri qui sonne comme une déchirure. Un cri qui résonne. De la douleur, je chavire. Je sombre. Juste un cri. Un cri silencieux. Un cri à l'intérieur. J'ai mal aux cordes vocales de ce cri qui ne les fait pas vibrer. J'ai mal au ventre dans lequel il bute. Je ne suis plus une personne, je suis juste ce cri. Cet incroyable cri.

J'essaie d'oublier. Mais je ne peux pas. J'essaie de ne pas l'entendre. Mais je ne peux pas. J'essaie de L'effacer. Mais je ne peux pas. Il paraît que "à coeur vaillant, rien d'impossible !"... Quel est l'imbécile qui a sorti une aussi grosse connerie ? Je pensais avoir prouvé bien des fois avoir un coeur vaillant, si cela est possible, il me semblait que je me battais en permanence... Alors pourquoi tant de choses innaccessibles ? Pourquoi tant de choses impossibles ? Pourquoi ? Juste Pourquoi ?

Un cri sans nom, sans mots, et sans âme... Un cri que beaucoup connaissent. Un cri blessé, colérique, douloureux, de rejet... Le vomi de mon âme en quelque sorte.
Mon cri.

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Published by hécate - dans délétère
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 14:46

Je ne suis même plus sûre d'avoir envie de faire quelque chose de ma vie... Je me sens molle et vide... Je me sens molle et creuse... Je suis mal et fatiguée, pour changer.

 

Pour vous dire où j'en suis...

   

Reglette regime

 

Voilà... J'ai perdu 16 kg depuis septembre.. Mais je ne suis toujours pas maigre, ni même mince... Les 14 premiers sont partis tout seuls, comme par enchantement... les deux derniers n'arrêtent pas d'aller et venir ces derniers jours... Le truc positif, c'est que je n'ai pas vomi ces deux dernières semaines... Le truc négatif, c'est que je ne mange pas grand chose, et surtout nimporte quoi et nimporte comment... Et que je ne me sens pas bien... Ma tension a chuté un peu en-dessous de 9... Je suis dans un état de fatigue permanente assez avancée et j'ai toujours des insomnies malgré les médocs... Cette semaine, je suis tombée environ 2 fois par jour à peu près... Aujourd'hui, une seule pour l'instant, en allant aux toilettes... Mais ma journée se résume à ne rien faire, je n'y arrive pas. Je reste couchée, télé et ordi éteint, et je délire comme si j'avais de la fièvre... Je tombe dans des "micro-sommeils" et j'ai des hallucinations ou des rêves, je ne sais pas trop... On nage en plein délire... Je suis tellement fatiguée que taper cet article, couchée dans le canapé, m'épuise... J'ai les lèvres et la gorge sèche alors que je bois beaucoup... J'ai des fourmis dans les doigts et les pieds, c'est très désagréable... Et mes yeux tombent tout seuls...

J'ai une envie folle d'en finir. Maintenant, rapidement. Ca suffit.

J'ai envie de hurler stop ! Mais je sais que c'est moi qui ai le pouvoir de tout arrêter, mais je ne le trouve pas...

Quand je pense qu'il y a quelques mois je me disais que j''étais sur la bonne pente... Que le chemin allait être long, mais que j'arrivais à ne plus vomir et à ne plus m'affamer ou me gaver... Je fais semblant tous les jours d'être "normale"... Avoir des discussions sur tout et nimporte quoi... Je suis un mensonge vivant. J'ai mal de faire semblant, de "faire aller", ou de "faire avec", comme on dit...

Je suis fatiguée...

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Published by hécate - dans délétère
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 14:57

Il fallait bien que je me punisse... D'une manière ou d'une autre... Ces "vaches qui rit" et ce nutella pèsent encore tellement sur mon estomac... La punition n'était pas assez sévère peut-être... Perdre une journée. Perdre une journée de vie. Je suis fatiguée. J'aurais pu faire autrement. C'est bien ça qui m'énerve... J'ai  perdu une journée, mais j'ai gagné une partie de nuit. Un peu de flammes dans le froid. De la chaleur, des pensées, des échanges, de la musique... Ouaouh... Je suis encore capable d'échanges... Ce matin, je n'en suis plus aussi certaine.
Impression d'être insensible, impression de ne pas vraiment respirer, impression de ne pas vraiment être "là". Ce matin... Idiote ! Il est presque quatre heures de l'après-midi. La chienne me chouine, mais je n'ai pas de courage... Pauvre bête. Je devrais peut-être la "donner". Elle mérite mieux que moi comme Humain... Je suis une loque, et je m'en veux.
 

Quelqu'un peut-il me rappeler pourquoi, mais pourquoi j'ai acheté du Nutella en faisant mes courses...? Ah oui... Pour faire de la patisserie, j'avais dit. Mais bien sûr. La vieille excuse... Et maintenant il est là, dans mon placard... Il me tend les bras. Va chier ! Si tu crois que je vais retomber dans tes bras deux jours de suite... J'ai encore la nausée d'hier...
Tiens c'est amusant, "ils" n'ont pas encore osé créer le nutella "light"...


Merci Rémy pour cette nuit...

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 22:55

Week-end...

Premières neiges. Un froid persistant. Un  froid pénétrant.

Fumer une clope. Bien à l'abri sous le grand sapin.

Fumer une clope. Adossée au tronc, fort, noueux, chaud, vivant.

Regarder les flocons tourbilloner. Regarder ce froid et ce blanc. Regarder le vert qui subsite, éclatant. Fermer les yeux. Chanter un peu.

Ouvrir les yeux, grands, grands, toujours plus grands, pour avaler ce paysage. Pour avaler le temps. Pour avaler l'intensité et l'immensité.

J'aime l'automne. J'aime l'hiver. Ces instants éphémères, en dehors du temps. A l'abri du reste. Le monde n'existe plus quand on est sous un grand sapin, sur la couche d'aiguilles et de mousse, et qu'on regarde la neige tomber, et le froid s'épaissir. Le monde n'existe plus quand on regarde en l'air et qu'on ne voit plus que des branches, des branches à l'infini, sombres, vertes, presques noires. Le monde n'existe plus quand on reporte son regard sur le blanc qui s'étale, sur la neige qui envahit, qui envahit tout, l'espace, le sol, le ciel, les murs, les bosquets, l'air... Ce n 'est plus de l'oxygène que j'inspire, mais de la neige. De la neige pure. Des odeurs de sève, de sapin, de chaud et de froid mélangé. Un instant d'éternité, volé, au cours d'une journée. Penser. Un peu, pas trop. Oublier aussi. Un instant de plaisir. Enfler ses poumons. Respirer. Un instant éphémère et éternel.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 21:34

J'ai froid, j'ai mal, je suis toute seule. Et un lysanxia dans le nez, un ! J'ai mal. Je ne sais même pas pourquoi j'ai mal ce soir... C'est indéfinissable... Je ne pense à rien et j'ai mal... Pourtant ma tête s'est vidée d'un coup après le passage du médoc dans mes muqueuses... Hop ! Splatch ! Oups, je crois que l'intérieur de ma tête vient d'éclabousser le sol...

 

J'ai mal, bordel. Je ne sais pas où, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai mal...

 

Abrutie de gamine ! Tu vas arrêter d'avoir mal, bordel ! Saleté de gamine égocentrique ! Tu vas te sortir les doigts du cul !!! Tu vas te bouger ! Arrête... Arrête... S'il te plaît... J'ai mal... J'essaie, mais j'ai mal... Ne crie pas... J'ai froid... Je me sens tellement petite... Toute petite petite chose... Si peu... Si rien... J'ai froid... J'ai tellement froid... La douleur n'est rien comparée à ce froid qui m'envahit...

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 15:53

Essayer de bouger. Essayer d'avancer. Tous les jours un petit peu. Un petit peu tous les jours.
Essayer encore et toujours. Des actes simples. Des idées simples. Des paroles simples. Qui sont pourtant si difficiles parfois. Faire une simple lessive demande une quantité d'efforts inimaginable.

Tous les jours un petit peu. Un petit peu tous les jours.

Je n'ai plus de notions. Plus de notion de temps, d'effort, de quantité, d'espace. Impression d'être enfermée dans un rôle qui ne me plaît pas. Il ne tient qu'à moi d'en sortir par certains côtés. Mais ce n'est pas si facile. Chaque action me demande un effort que j'ai beaucoup de mal à surmonter. Il paraît que c'est ça la dépression. Peut-être. Et si c'était juste de la simple paresse ? Ma mère le voit comme ça, même si elle insiste de temps en temps pour que j'aille voir mon médecin... Si elle savait... Si elle savait toute l'étendue de "Moi". Juste de moi, de mes névroses, de mes troubles, de mes douleurs, de mes envies de mourir, de mon envie de Vivre.
Mes "En-Vie", comme dirait une certaine Louve, vaste sujet. Et la peur. Toujours présente. La peur de tout, la peur de rien. Je n'ai plus de notions. Je suis déphasée. Je suis dans la marge, coincée derrière une ligne. Je voudrais dire que tout m'est égal, mais ce serait mentir. Tout m'importe. Tout me submerge. Je suis une éponge. Une éponge à sentiments, une éponge à nourriture, une éponge pour effacer, une éponge que le monde a imprégné, une éponge saturée, une éponge qui dégorge, une éponge qui regorge, de tout, de petits riens, de nimporte quoi.

Mais j'essaie. J'essaie quand même. Tous les jours un petit peu. Un petit peu tous les jours. Imperceptiblement. Lentement. Difficilement. Douloureusement.

Je promet. Je tiens, je ne tiens pas. Des promesses, encore et toujours des promesses. D'avenir, de vie, d'amour, de tout. Ce qui me fait tenir le coup, souvent, ce qui me fait lâcher la rampe, parfois.

Alors j'essaie. Je continue d'essayer.
Tous les jours un petit peu. Un petit peu tous les jours.

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Published by hécate - dans éphémère
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 19:30

Vivre avec moi...
Vivre avec moi et sans moi parfois...
Je me rends bien compte...

Me demander incessament :
"Tu as mangé aujourd'hui ?". Se demander si la réponse est un mensonge. Peut-être vérifier la poubelle... "On mange quoi ce soir ?" S'entendre répondre incessament  "J'sais pas, j'ai pas faim..."
Faire à manger pour un ou pour deux. Me voir saliver devant le repas. M'entendre demander : "Je peux te prendre un croc ?". Ou me voir me jeter sur la nourriture. Se demander si c'est pour de bon cette fois ?? Puis voir les verres d'eau qui s'enchaînent, la bouteille qui se vide, et deviner... Ce n'est pas encore cette fois... Me voir me tortiller dans tous les sens... "J'suis pas bien... J'ai trop mangé"... Me voir tourner en rond et essayer de faire passer la pulsion des toilettes pour un mal nécessaire... Ecouter les prétextes tout en sachant que j'irai dans ces toilettes. Parfois avoir un doute, mais entendre la porte claquer... Puis, ce qui suit... Les bruits de la honte. Attendre mon passage par l'évier, attendre que j'essaie vainement de faire disparaître les traces de mon forfait, pour me regarder et me demander  "Ca va aller ?...".
Me voir trembler après ça, peut-être détourner un peu le regard pour oublier, un peu...
Partir au travail. Peut-être hésiter au-dessus du téléphone. Appeler ou ne pas appeler ? S'inquiéter... Rentrer parfois à la maison avec un noeud à l'estomac. Rentrer en ce demandant ce qu'on va trouver cette fois... Chercher l'indice, qui me trahirait... Les manches longues, certains objets mal cachés, des regards fuyants, ou tout simplement moi, lamentabement moi...
S'entendre dire des choses qu'on ne veut pas savoir... Entendre l'agressivité et la méchanceté dans ma voix. Entendre ce que j'ai à dire, et attendre ce que je ne veux pas dire. M'écouter, m'énerver pour un rien... Résister un peu, puis faire de même... Supporter nerveusement mes crises, et le reste. De temps en temps craquer, fatigué, épuisé.


Pour toi.

Parce que je sais...
Parce que je sais ce que je suis...
Parce que je sais ce qu'il faut vivre avec ou sans moi...
Parce que je sais que ma douleur a un miroir...
Parce que je sais que ma douleur se reflète en toi...
Parce que je sais ce que c'est...

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Published by Mlle B. - dans éphémère
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 16:52

Eh bien, vois-tu, cette fois, il n'y aura pas d'adieus déchirants....
C'est bien trop fatiguant...

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Published by mlle B. - dans délétère
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 03:31

Je souffre cette nuit.

J'ai mal à l'envie.. L'envie qui me tord le ventre et l'esprit. L'envie, dans toute sa splendeur ! L'envie, dans toute son horreur... Douloureuse, comme à son habitude. Ne pas y céder. Surtout, ne pas y céder. Mais, l'envie est là, au creux de moi, et je ne peux pas l'en déloger. Le frigo et les placards me narguent. C'est comme s'ils me souriaient, comme s'ils ouvraient grand leur gueule pour m'avaler toute entière. Le ronronnement du premier m'effraie et m'attire. Obscession. Douloureuse obscession. Résister, encore et toujours. Ça fait mal. Ça fait atrocement mal. Et pour ne rien arranger, la télévision m'abreuve des recettes des nombreux terroirs français. Elle me vomit ces images de nourriture abondante. Et, moi, toute petite, si petite, face à l'écran et à son rayonnement intense qui mange la pièce, je reste fascinée, avide de ces mirages.
Cassoulet, Pissaladière, Diots, Ravioles, Aligot, Blanquette, Ardéchois, Cousina, Potée, Gougères, Paupiettes dansent et virevoltent devant mes yeux. Seule la Bouillabaisse ne m'interpelle pas, mais la Rouille et les Croûtons aillés qui l'accompagnent m'agressent.

J'observe mon bras. Non ! Il n'y a plus de place... N'y retourne pas.
Résister...


Douleur rime avec envie cette nuit. Il ne s'agit ici ni de faim, ni de gourmandise, mais bien d'envie. J'ai mangé ce soir, et sans vomir, je ne devrais pas avoir faim...

Mais, cette envie... Oh, oui ! Cette envie !! Mal...

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Published by hécate - dans délétère
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  • : Le blog d'une anorexique-boulimique, angoissée, névrosée, scarifiée, dépressive de plus...
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