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Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 14:14

Je n'arrive pas à trouver les mots.

Les mots pour dire que je suis en train de pleurer devant mon écran. Que je sanglote comme une enfant. Que dire ces simples mots : "je t'aime" me fait comprendre à quel point ils sont vrais et justes. Même si je n'étais plus là. Même si je vivais ma vie. Même si tu vivais la tienne. 

Ce n'est pas mièvre. C'est juste vrai.

 

Je savais que tu étais là, tapie dans un coin, que tu allais revenir hurler à la lune de temps en temps, que tu allais venir me mordre un peu le mollet, même si tu te faisais rare. Je le savais. Tu ne vas pas disparaître aujourd'hui pour autant... Mais me dire que je vais perdre ton contact me fait pleurer... Parce que je réalise quelle importance tu as pu avoir pour moi... Tu auras toujours une petite place dans mon coeur. Sous les monceaux des décombres fumantes de mes souvenirs et de mon passé... A l'abri. Je ne t'ai même pas connue. Pas entièrement du moins. Mais tu m'as touchée. Tu m'as aidée. Volontairement ou non. Tu fais partie pour moi de ces quelques rencontres magiques que l'on fait au détour d'un chemin. Je ne saurai jamais si une rencontre physique aurait changé tout ça ou l'aurait consolidé, mais en soi ça n'a pas vraiment d'importance.

 

Mes mots sont fuyants et mes idées confuses, j'ai du mal et je m'embrouille dans tout ce que j'aurais aimé te dire. Je ne sais si ce sont des adieux ou un au revoir.


Je pleure parce que je suis heureuse de t'avoir rencontrée. Je pleure parce que je suis triste à l'idée de te perdre même si tu ne m'as jamais appartenu. Et c'est confus. Et ça fait mal. Et c'est beau en même temps. Et je me sens niaise de ne pas savoir me contenter d'un simple : je t'aime, puisque c'est bien de ça qu'il s'agit. Je ne me suis jamais demandé comment tu me voyais. L'apparence n'avait pas d'importance pour une fois. Je ne me suis jamais demandé comment tu étais. Je t'ai toujours vue comme une sorte de Louve matinée de Dogue Allemand. Souvent quand je regarde La Toune qui vit chez moi, je pense à toi. J'aurais encore plein de choses à dire... Des choses futiles, des choses profondes, des choses sincères, des choses avec ou sans importance... Mais c'est trop embrouillé pour arriver jusqu'à mes doigts. Alors il faudra bien que je me contente de ce fameux :

 

Je t'aime.

 

Bonne route à toi Z.

 

"Ta Palpitante"

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Published by Palpitante Mlle B. - dans éphémère
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commentaires

Z. 25/08/2010 04:39


"Ma" Palpitante,

Je n'ai pas été émue par cette lettre mais plus exactement... Renversée...
Et j'y reviens bien qu'encore faible d'esprit et sachant par avance l'amer goût de mes mots. Celui de l'en-deçà.

C'est plus facile de dire à quelqu'un l'amour qu'on lui porte que de l'entendre, surtout quand il engendre une souffrance. Du moins, parlé-je pour ma seule personne et dans ce contexte précis, j'en
ai perdu le contact avec mon cerveau quand j'ai lu ces lignes. D'où mon incapacité à traduire par le verbe les émotions qu'elles ont impactées en mon dedans. Incapacité (tout autant intellectuelle,
morale que sentimentale) décuplée par cet exil...

C'est néanmoins un silence qui m'est douloureux pour avoir conscience qu'il peut te faire l'effet d'une indifférence alors que tu me livres le plus beau des cadeaux. A moi qui t'inflige une
écorchure imméritée qui plus est... Et par là-même, je me sens un peu indigne de tes sentiments et de cette bienveillance dont tu me couvres. Mais je les savoure pourtant sans culpabilité
aucune...

Ma "façon d'aimer" est très rarement comprise et encore plus rarement admise. On va dire que c'est la faute à l'adage "loin des yeux, loin du coeur"... Mais en vérité, il n'en est rien. Et aussi
loin de toi que je sois, les sentiments que j'éprouve à ton endroit continuent de vivre en mon sein. Aussi, ne me figuré-je pas ne plus jamais de nos vies avoir envie de savoir ce que tu deviens,
me soucier du dedans de ta caboche, vouloir te parler...

Par conséquent, sauf si toi tu préfères la clarté de la rupture à la nébulosité de mes " à ... ", je ne te dis pas adieu. Non.
Pour le reste, comme je le dis souvent "demain est incertain"...

Merci à toi pour cette lettre et tout ce qu'il y a dedans... Pour m'aimer comme (et/ou malgré ce) que je suis.

A ...

Z.


Mlle B. 08/09/2010 19:39



Z,


Je reviens ici après des semaines dans ma bulle, et je découvre ton commentaire. Je suis heureuse de lire tes mots. Vraiment heureuse. Tellement que j'en
perds encore mes mots... Je me refuse à penser qu'une "rupture" peut être réellement claire, et satisfaisante. Mon état d'esprit actuel est plutôt de laisser les choses suivre leur cours, et de
laisser la vie prendre le dessus dans la mienne. J'ai avancé. A l'abris des regards et de la petite sphère des blogs.


Je serai toujours très "honorée" et heureuse d'avoir de tes nouvelles, à ton rythme...


C'est fou ce que j'ai l'impression que cette réponse est froide... Je ne m'y attendais tellement pas, et je suis tellement émue que je crois que je ne sais
pas trop quoi dire en fait.


Je vais donc me contenter de t'embrasser très fort.


A... la prochaine fois ?


 



Z. 16/06/2010 03:22


"Ma" Palpitante chairie,

Pardon.

Ce soir encore je ne trouve pas les mots pour te dire...
Je suis émue par les tiens. Terriblement...

Je reviendrai y faire écho, un jour ou une nuit...

Un peu de toi demeure en moi. Et vice-versa.
Je te " ... "

Z.


paquerette 09/05/2010 16:28


Que deviens tu petite Bee?
bisous


Mlle B. 21/05/2010 17:08



Pas grand chose... Je cherche du boulot, activement. Je me prends donc des rateaux par les employeurs en permanence. J'ai pas trop l'envie de dessiner, ni
d'écrire pour le moment. Mais bon, je vais. ^_^


Bisous Paquerette.



ppm00 17/04/2010 11:17


Je ne suis pas très "chat", au point que j'ai même désinstallé msn :) mais ce que tu racontes de OB a l'air sympa.
Oui, la sauvegarde des blogs n'est pas évidente, j'avoue sauvegarder le mien en html, au cas où un jour mon code d'accès devienne payant :)
On doit pouvoir aussi dumper les données avec un outil genre dbvisualiser (mysql) mais je ne l'ai jamais fait.
Biz. Bon WE.


ppm00 08/04/2010 22:27


Z je l'aime "bien", la maltraitance des animaux m'agresse comme celle des êtres humains, mais je mange de la viande, même si c'est rare, et j'en offre à mes enfants qui grandissent comme des
champignons :)


Mlle B. 16/04/2010 12:55



Son combat me touche aussi, même si je mange aussi de la viande (peu en fait...) et que j'aime ça.  Ca fait partie de ces paradoxes, comme d'essayer d'avoir un comportement plus "écologique" mais de ne pas se résoudre à
arrêter de fumer...


Re-Bises. ^_^



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