Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 12:42

La faim est revenue... En même temps que la nourriture. Je me hais. Oui, je parle de la faim, pas de l'envie. Cette faim qui fait grogner mon ventre. Cette faim qui me fait souffrir le martyr.

Extraordinairement, les malaises sont revenus aussi. Mon organisme doit être particulièrement fatigué... Moi, en tous cas, je suis fatiguée. Fatiguée de tout ça, même si je sais que tout va repartir pour un nouveau "cycle"...
Ca fait mal. Ca fait mal d'avance et ça fait mal sur le coup. J'ai l'habitude. Mais ça surprend toujours un peu.
Je mange. Peu, mais je mange. Un peu nimporte quoi, un peu nimporte comment, un peu nimporte quand. Normal. C'est mon habitude. Je ne sais pas gérer ma faim et mes envies.
Je me sens un peu lasse de tout ça, sans pour autant réussir à mettre un bâton dans les roues de l'engrenage pour le faire cafouiller. C'est encore difficile de tendre la main. Certains jours, je ne suis même pas certaine de vouloir de l'aide. D'autres, je supplie en moi-même qu'on m'en accorde.

Partager cet article

Repost 0
Published by éphémère-délétère - dans délétère
commenter cet article

commentaires

Koulou 27/12/2008 18:16

argh, mais là aussi.... j'avais repondu à ta réponse... en me creusant en plus... bon bon...

ephemere-deletere 28/12/2008 15:53



Ne t'inquiète pas ! Tes commentaires sont bien au chaud dans mon admin ! lol...
Patiente...



Koulou 25/12/2008 22:27

!houlà ! je crois qu'on s'est mal compris... Tout ce qui nous construit, c'est nous qui l'avons bâti oui, mais... effectivement, nous l'avons fait en réaction aux agissements des autres (parents, proches ect...) dans le but de nous préserver, de nous protéger de la souffrance.  Ainsi une violence subie entraine de notre part la construction (involontaire et inconsciente je te l'accorde) d'une névrose ou d'un comportement névrotique (senser nous éviter de subier à nouveau la souffrance endurée).  Le hic c'est que si nous avions construit correctement les choses, elles seraient efficaces et non perturbatrices. (dans ces cas-là on ne parle pas de patologie)Mais en définitive, qu'on trouve des coupables, ou des responsables du traumatisme initial, n'y change rien. Ce n'est pas ça qui nous débarrassera de la névrose que nous avons construit pour nous protéger et qui ne rempli pas son rôle de protectrice, face au traumatisme initial. (ou qui le fait mais en nous empoisonant tellement la vie qu'il en est pénible d'être en vie) Le rôle des  soignants est effectivement, dans la mesure du possible, de nous amener à prendre conscience, que la seule personne qui peut "déconstruire" se que la souffrance passée nous à fait construire de travers, c'est nous. Car aucun soignant ne peut nous changer sans notre participation active et notre accord total. En d'autres therme, tu es la seule au monde à avoir le pouvoir de te "sortir" de ta situation,  même si pour l'heure tu as tout sauf le sentiment d'en avoir les clés. Nous avons des problèmes parce que nous sommes très attaché aux systèmes et aux comportement névrotiques que nous avons construits.  Et pour cause: nous sommes persuadé qu'ils nous ont sauver à un moment donné (c'est souvent le cas) ou qu'ils nous sauvent encore. Ce faisant nous les perpétuons et les complexifions (ce qui les aggraves), or ce sont ces mécanisme qui nous rendent malheureux. Tout le travail de soin consiste à se rendre peu à peu compte que ce que nous avons construit est erroné... dès lors qu'on en prend conscience, il est alors plus facile de s'en défaire, et de repartir sur des bases différentes, plus saines, qui n'auront plus comme effet secondaire tous les tourment que nous connaissions. Je sais pas si je suis plus clair là mais je crains de ne pouvoir faire mieux. un exemple: je me fait agresser une nuit, en réaction, et par souci de me protéger d'un nouveau traumatisme similaire, inconsciemment, je développe une peur panique du noir et je peux même oublier le traumatime initial, le refouler car son souvenir me fait souffrir... cette peur se développe, s'instale se complexifie au fil du temps si bien que ma vie finit par devenir un enfer.... retrouver et punir le coupable de mon agression nocture ne m'en libèrera pas. Le seul qui peut me guerir c'est moi, en prenant conscience que je suis l'auteur de cette réaction de "défense" mais qu'elle n'est pas efficace, plus adaptée et surtout qu'elle a fini par rendre ma vie insupportable. Je suis le seul à être bien placé pour y renoncer ... Si j'y parvient, tout mes troubles liés à l'obscurité décroitrons jusqu'à disparaître. C'est ainsi que fonctionnent les êtres humains. Ainsi, par nécessité, et pour de multiple raisons indépendantes de ta volonté tu as instauré entre toi, ton corps, et la nourriture une relation très complexe de souffrance de dégout de privation de rejet d'excès etc... Tu l'as fait petit à petit sans t'en rendre compte et "obligée" que tu étais par des événements extérieurs. Il n'en deumere pas moins que tu es la seule à présent à pourvoir déconstruire tout ça et reconstruire à la place quelque chose qui ne te fasse plus souffrir et qui prenne soin de toi, de ton âme et de ton corps. Le fait est que pour y parvenir, il faudra sûrement te faire aidé par une tiers personnes au travers d'une relation soignant-soigné à moins d'être exceptionnellement douée.

ephemere-deletere 12/01/2009 19:27



Ca y est ! me revoilà pour celui-là... Oui je suis d'accord avec ce que tu dis ! Souvent les névroses et autres troubles sont développés en réaction à des
traumas, une sorte de mécanisme d'auto-protection...Le hic (comme tu le dis toi-même) est bien que ces constructions sont inconscientes et involontaires donc difficile de "construire correctement
les choses"...
Je suis en partie d'accord avec la suite, mais identifer les "coupables" permet de commencer le travail sur soi je pense. C'est une sorte de point de départ après
avoir "reconnu" le traumatisme et ses conséquences... Cela ne nous débarrasse certainement pas de la névrose ! Mais ça aide à entamer le travail en quelques sortes. Je pense qu'effectivement, dit
de cette manière, on peu déconstruire soi-même cette névrose, mais comme tu le dis toi-même en parlant des soignants, cela nécessite une aide extérieure bien souvent. Je comprend bien mieux ce
que tu voulais dire ^^.
Je pense que oui tu as été bien clair ! La preuve : j'ai tout compris ! mdr. Et même, je suis d'accord avec tout ça ! (comme quoi les mots ont une importance
!)
Juste encore un bémol sur ton dernier exemple : Non, on n'est pas le "seul" à pouvoir décider, etc. Oui ça nécessite une démarche personnelle très importante,
mais une aide extérieure a son importance aussi (exemple : un ami qui "t'ouvre les yeux" sur ton problème, ou des soutiens que ce soit amicaux ou soignants...)

(Oh ! j'avions pas vu la fin du message qui effectivement nuance cette notion de "seul toi peut le faire"... tant pis je laisse quand même ce que j'ai écrit na !
)
Bon ça y est je me sens mieux ! j'ai tout compris et je suis d'accord ^^
Tu vois, on va finir par y arriver et se comprendre !!!
Bisous tout plein à toi, et encore désolée d'avoir dû te faire attendre si longtemps pour avoir mes réponses... Au plaisir de re-débattre avec toi...



Koulou 25/12/2008 11:18

je suis bien d'accord, c'est facile à dire... mais en ce qui me concerne, je parle d'expérience. Ne vois-tu pas que les deux sont liés ? plus tu te cramponnes à lutter contre ces deux phénomènes que tu n'aimes pas, plus tu les amplifien l'un l'autre. En réalité, en instaurant avec ces choses si simples que ce sont le boire et le manger une relation aussi complexe, pleine de passions, de drames, de rejets, de craintes, de dégouts d'amour et de haine (enfin, ce que je lis ici  quoi) tu te sompliqes terriblement la vie. Je sais bien que tu vas me dire: mais je ne fais rien, je subis !  j'ai pas choisis... c'est sûrement ce que tu ressent oui, mais d'expérience, je sais que quand on se retrouve dans ce genre de situations c'est que nous en avons créé les causes par ailleurs, sans le savoir bien sûr. Je pense que tu sauras sortir de cette situation "inextricable" quand tu auras pris conscience que c'est toi et toi seule qu'il l'a crée. A ce moment là, te l'étant ré-appropriée ta vie,  tu seras prête à découvrir comment la "déconstruire" et renouer avec la simplicité naturelle. car quand il y a complexité et détours, c'est qu'il y a eu constuctions personnelles, car la vie elle, en vérité, est toute simple. C'est là l'aventure intéressante du moment pour toi... tâcher de retourner à la simplicité authentique de la Vie sans détours.

ephemere-deletere 25/12/2008 19:05




Mais est-ce que tu te rends compte de ce que cette notion de "déterminisme" que tu m'expliques si souvent implique ? Est-ce que tu te rends compte que, par
exemple, dire que les maladies mentales et les névroses sont le fait de la personne qui les construit et les subit pourrait induire que les médecins ne s'en occupent plus, que le traitement de
ces maladies ne soit plus remboursé par la sécurité sociale ? Est-ce que cela induit aussi qu'une personne violée qui développe des troubles par la suite est responsable de ces troubles,
responsable de son viol, pourquoi pas ? Est-ce que ça ne sous-entend pas aussi qu'il suffit de vouloir s'en sortir pour effectivement s'en sortir ? Mais alors, pourquoi y'a-t-il encore tellement
de personnes qui ont des problèmes ?...
Je n'aime pas trop cette sorte de déterminisme mental que tu sous-entends. Et encore moins cette histoire de simplicité qui me parait complètement hors de la réalité, du moins, hors de la
mienne...



Koulou 24/12/2008 07:55

tu n'aime pas la sensation de faim, parce que tu l'interprète comme n'atant pas "de ton côté" ni "dans ton camps", comme s'il s'agissait, en lui cèdant, d'obéir à la volonté d'un tiers... Quelle illusion ! En ralité elle est la puilson de vie en toi qui dit "je veux vvre et toi aussi" ne nous laisse pa mourrir " Cesse d'en faire ton ennemie. Sans elle tu ne serais plus de ce monde.

ephemere-deletere 25/12/2008 08:33



Non la pulsion de faim n'est pas seulement ça... Elle est aussi une envie irrépressible de me remplir... Une envie... Je n'ai jamais dit que je haïssais la
sensation de faim, au contraire, mais je hais quand je satisfais cette pulsion, parce que je ne sais pas m'arrêter... C'est simple de dire "cesse d'en faire ton ennemie". Mais les sentiments que
je ressens sont beaucoup plus complexes...
Si j'étais capable de séparer le bien du mal aussi simplement que le noir du blanc, la vie serait bien simple. Mais la vie n'est que nuances, complexités et détours...



AingeruA 23/12/2008 02:40

La faim étant synonyme de désir, peut-être serait-il bon que tu  te concentres sur le désir originel de cette même faim?? Non? M'a l'air d'être celle que tu  dois assouvir et  non t'occuper de celle, physique, que tu  subis...;-)muxu :0010:

ephemere-deletere 24/12/2008 06:37



J'ai pas tout suivi dans ton comm... Mais en même temps, je suis un peu 2 de tens'.
Bisous quand même...



Présentation

  • : éphémère et délétère
  • éphémère et délétère
  • : Le blog d'une anorexique-boulimique, angoissée, névrosée, scarifiée, dépressive de plus...
  • Contact

Un jour. Ailleurs.

Pages