Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 22:55

Week-end...

Premières neiges. Un froid persistant. Un  froid pénétrant.

Fumer une clope. Bien à l'abri sous le grand sapin.

Fumer une clope. Adossée au tronc, fort, noueux, chaud, vivant.

Regarder les flocons tourbilloner. Regarder ce froid et ce blanc. Regarder le vert qui subsite, éclatant. Fermer les yeux. Chanter un peu.

Ouvrir les yeux, grands, grands, toujours plus grands, pour avaler ce paysage. Pour avaler le temps. Pour avaler l'intensité et l'immensité.

J'aime l'automne. J'aime l'hiver. Ces instants éphémères, en dehors du temps. A l'abri du reste. Le monde n'existe plus quand on est sous un grand sapin, sur la couche d'aiguilles et de mousse, et qu'on regarde la neige tomber, et le froid s'épaissir. Le monde n'existe plus quand on regarde en l'air et qu'on ne voit plus que des branches, des branches à l'infini, sombres, vertes, presques noires. Le monde n'existe plus quand on reporte son regard sur le blanc qui s'étale, sur la neige qui envahit, qui envahit tout, l'espace, le sol, le ciel, les murs, les bosquets, l'air... Ce n 'est plus de l'oxygène que j'inspire, mais de la neige. De la neige pure. Des odeurs de sève, de sapin, de chaud et de froid mélangé. Un instant d'éternité, volé, au cours d'une journée. Penser. Un peu, pas trop. Oublier aussi. Un instant de plaisir. Enfler ses poumons. Respirer. Un instant éphémère et éternel.

Partager cet article

Repost 0
Published by hécate - dans éphémère
commenter cet article

commentaires

Gaby 28/12/2008 18:21

Joli instant que tu nous fais partager. On s'y croirait presque !!

ephemere-deletere 29/12/2008 03:43



Ah ben ! Merci !
Tant mieux, c'était un peu mon but... c'était  pas évident de "décrire" cet instant, plus facile de passer par "l'intérieur de moi" pour y arriver...
Bises.



sam 24/11/2008 22:45

bienvenue au sein de la communauté des écorchés vifs et de son forum... j'aime bien ce petit texte sur la neige dont j'ai eu le privilège aussi ce week end !!! et certaines de nos pensées se sont rejointes... :0113:

hécate 25/11/2008 12:04



Merci. Heureuse d'avoir rejoint cette communauté qui m'intriguait depuis quelques temps à force de la "croiser"...



Cybèle 24/11/2008 16:58

Ce moment tu aurais pu ne pas le voir...
Mais si tu l'as vécu que que tu as bien voulu voir ce qu'il y avait de beau autours de toi!!
bises

hécate 24/11/2008 21:23



Ce moment, je l'ai surtout cherché, en sortant fumer dehors au lieu de rester dans le garage, et en allant marcher pour retrouver "mon" arbre... Sentir le
vent et les flocons, sur mon visage, pour me calmer... J'en avais besoin...



Cybèle 24/11/2008 16:24

Ce sont des moments magique de se sentir vibrer comme ça...
C'est lamagie de l'ecriture, on oublie plus ces moments là apres les avoir écrit..et si on les oublie, un jour on se les remémore en relisant...
bises la miss

hécate 24/11/2008 16:44



S'il n'y avait pas eu ce moment, je pense que ce week-end j'aurais sauté du toit de la maison...


Bises Cybèle.



Présentation

  • : éphémère et délétère
  • éphémère et délétère
  • : Le blog d'une anorexique-boulimique, angoissée, névrosée, scarifiée, dépressive de plus...
  • Contact

Un jour. Ailleurs.

Pages