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Note aux lecteurs égarés ici :

Ceci est un blog somme toute assez personnel, voire intime. Je n'y publie pas régulièrement, au point que l'on pourrait se demander s'il a vraiment une utilité. Pour moi il en a une. Ce ne sont souvent que des billets d'humeur, parfois des réponses à des commentaires ou à des articles non-cités. Parfois c'est -très humblement- poétique, parfois c'est chirurgical. Parfois c'est très noir, voir gênant, parfois ce n'est que joie du quotidien. Sans transition. Parce que je suis ainsi, mais qu'il n'y a qu'ici que je peux faire sortir ça de cette façon.


Certains textes peuvent être violents, parce qu'ils parlent avec crudité de sexe, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, ou de viol. Ceci est donc un avertissement à l'attention de ceux qui ne souhaitent pas s'y confronter.

12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 21:44

Des hauts et des bas.

Tout le monde sait que je ne reviens ici que quand il y a des bas ou presque.

J'ai beau tout donner à chaque fois, il y a toujours une étape de plus, cachée derrière celle que j'ai franchie. Je suis comme une matriochka. On me fait tourner dans tous les sens, on finit par m'ouvrir en deux, écorchée, mais il y en a une autre et encore une autre et encore une autre. Toujours plus de moi à torturer, à ouvrir, à découvrir.

 

Je m'en passerais bien.

Je suis toujours un peu plus épuisée à chaque nouvelle poupée.

 

A tel point que je ne me souviens plus de ce qui est résolu ou non. Qu'est-ce qu'il reste à élucider dans mon énigme personnelle ? Je suis paumée dans ce tourbillon, et à mon habitude je me laisse porter, parce qu'à trop lutter contre le courant, je me noie.

La seule chose qui reste de tous ces déballages, c'est ma haine. Ma détestation de moi.

J'ai l'impression de répéter la même chose à chaque fois.

 

Ma haine de ma fatigue, ma haine de mon corps, ma haine de mes échecs, ma haine de mon incapacité à faire les choses, ma haine de mon incapacité à avancer autrement qu'à pas de fourmis, ma haine de mon imperfection, ma haine de moi en tant que mère, ma haine de moi en tant que fille, ma haine de moi en tant que femme, ma haine de ma propre haine, ma haine de mes répétitions.

 

Et ma haine des autres.

 

A force.

 

A force de me voir incapable d'être comme eux, je finis par les haïr, oui. Je les hais d'être heureux, d'avoir des projets, de les réaliser, de travailler, d'enfanter, de n'avoir pas à se soucier de tomber à chaque pas. Je les hais quand ils se plaignent, pendant que je souffre en silence. Puis je me hais de m'être moi-même enfermée dans ce silence. Mme V. me dit que leur vie n'est pas plus facile. Et je n'arrive pas à le croire, je refuse de le croire. Le croire ce serait m'avouer que la vie est dure de toutes façons et je ne peux plus continuer à me battre si je commence à croire ça. Un pas dans cette direction et je tombe pour de bon.

Alors je me contente de les haïr en silence. Je me contente d'avoir peur d'eux. Peur de ce qu'ils pourraient m'apprendre de moi.

 

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Published by Ursi - dans délétère
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